"l'expression", Ahmed Fettani, le harki de service vole au secours de la langue de ses Maîtres!

Publié le par M.L.A Guendouz, محمد العيد أنس قندوز

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«نقولها بوضوح: لقد تحرّرنا بفضل اللغة الفرنسية»

l'anglais, il a traversé le vestibule pour investir le salon familial en attendant d'aller tout droit vers la chambre à coucher et de soulever ses secrets d'alcôve! 

نقرأ أحيانا عباراتٍ وفقرات لمثقفينا وصحفيينا فنَتِيهُ في البحث عن هوية كتابها ونتساءل عما إذا كانوا حين كتابتها يتمتعون بكامل قواهم العقلية؟ لو لم نكن نعرف أن قائل العبارة «نقولها بوضوح: لقد تحرّرنا بفضل اللغة الفرنسية» هو مدير صحيفة وطنية محترمة (تسمى L'Expression) وأنه كتبها في الصحيفة التي يمتلكها لتَصَوَّرْنا أن الجريدة هي التي شوّهت المقولة وحرَّفت كلام الكاتب، بل تأكيدا على ما قاله صاحب هذا المقال، وهو السيد أحمد فتاني، جاء بالتوازي مع مقاله في نفس العدد (الخميس 09/02/2017) مقالٌ داعم لفكرة هذا المقال ويتناول نفس الموضوع.

Comme tous les voleurs, l'anglais tente-t-il d'entrer par effraction chez nous? La langue anglaise ne veut surtout pas emprunter la petite porte de service pour accéder dans la Maison Algérie. Y entrer par effraction? De telles moeurs ne relèvent pas de la culture british non plus. Ça ne fait pas gentleman. Et ce n'est pas pour rien que l'on a adopté le chapeau de forme dans un royaume où la mise vestimentaire n'est ni un ustensile de cuisine ni encore moins un instrument de conquête, mais bien pour se faire distinguer du bonnet. Cette coiffe des 
pauvres. Aristocratie oblige. Depuis deux ans au moins, les inscriptions en anglais pullulent aux frontons de nos édifices publics. Le siège abritant les Archives nationales, l'université de Dély Brahim et tant d'autres hauts lieux du savoir ont troqué la langue de Molière contre celle de Shakespeare. Sans crier gare, à leur tour, des ministères ont cru bon de suivre cette tendance à la mode.
Du ministère de la Défense nationale à celui des Affaires étrangères en passant par bien d'autres, les Algériens découvrent avec stupéfaction que l'anglais a bien envahi leurs espaces de vie. Et cela ressemble bien à un viol... linguistique. Sans coup férir, la dernière démonstration de cette «infidélité» nous vient de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections. Les écrans des Télévisions nationales ont relayé à merveille ce tour de passe-passe zoomant sur cette image de l'affiche officielle où seule la langue anglaise figure à côté de l'arabe. Good morning Sir!

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