Maroc, le Triomphe, Algérie, la Chute; Messahel le Responsable ...

Publié le par Laïd Sahari

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tout ce qui suit a été dilapidé par Abdelkader MESSAHEL, ministre des affaires étrangères de l'Algérie.

Les Acquis de la Diplomatie Algérienne.

Depuis 1999, la diplomatie algérienne a su briser l'isolement dans lequel le pays était confiné durant la décennie du terrorisme et retrouver sa place qui est la sienne sur la scène internationale. Elle s'est distinguée par une présence forte et active dans les forums internationaux, contribuant ainsi à la recherche de solutions aux défis multiples imposés à la communauté internationale, dont le terrorisme, la sécurité et le désarmement, la problématique du développement, la protection de l'environnement
et le dialogue des civilisations.

C'est dans la foulée de ces mutations profondes que, sous l'impulsion du président de la République, le ministère des Affaires étrangères a initié un redéploiement de ses structures au niveau central et à extérieur pour assurer une meilleure prises en charge des intérêts géostratégiques et économiques du pays et se mettre en permanence à l'écoute de la communauté nationale à l'étranger.

1 - L'action diplomatique algérienne a été menée dans plusieurs directions :

Au niveau de la promotion du rôle de l'Organisation des Nations Unies, l'Algérie est aujourd'hui un partenaire incontournable dans les négociations internationales. Depuis 2000, notre pays a été représenté, à cinq reprises, par le président de la République aux travaux de l'Assemblée générale de l'ONU, dont le Sommet du Millénaire de septembre 2000 et le Sommet mondial de 2005, consacré à la réforme des Nations Unies.

L'élection de l'Algérie en 2003 au Conseil de Sécurité a été une consécration de ce retour sur la scène internationale et une forme de reconnaissance de sa contribution active au processus de réforme en cours du système onusien qui a vu, comme première étape, la mise en place du Conseil des droits de l'homme, de la commission de la consolidation de la paix et de la stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies.

Notre pays qui milite toujours pour la conclusion d'une convention internationale globale sur le terrorisme, a contribué efficacement à l'adoption d'un code de conduite contre le terrorisme dans le cadre du Forum méditerranéen et du FOROMED et à la conclusion de conventions sur la prévention et la lutte contre le terrorisme aux plans africain, arabe et islamique. Ces efforts ont été couronnés par la création à Alger, d'un Centre africain d'études et de recherche sur le terrorisme CAERT.

S'agissant du processus de l'Union du Maghreb arabe (UMA), l'Algérie a, depuis 2001, pris l'initiative de réactiver les structures et organes de cet ensemble maghrébin et de mettre un terme à la situation de gel qui caractérise ses activités depuis 1995.

Au plan arabe, le Sommet arabe d'Alger de mars 2005 a été une date marquante dans la refonte du système de l'action arabe commune, comme l'attestent les décisions prises, à cette occasion, relatives à l'annulation du système de vote à l'unanimité et la création de nouvelles institutions, à l'exemple du Parlement transitoire arabe, 
du Conseil arabe de Paix et de Sécurité et de la Cour arabe de Justice.

La dimension africaine de la diplomatie algérienne s'est vérifiée dans les efforts sans relâche de cette dernière dans la mise en place des nouvelles structures de l'Union africaine, à l'exemple du Conseil de Paix et de Sécurité et du Parlement panafricain, ainsi que le parachèvement du processus d'intégration en son sein du NEPAD, dont le président de la République a été un acteur principal, notamment dans le cadre des rencontres avec les dirigeants du G8 et de l'OCDE pour soutenir le développement du continent.

Les ministres de l’Intérieur espagnol, portugais et marocain ainsi que l’ambassadeur de France en Espagne se sont entendus, lundi 3 juillet 2017, lors d’une rencontre à Séville, pour se réunir cette année avec le G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad). Ils devront tenter de résoudre ensemble les questions d’immigration, de terrorisme, de crime organisé et de trafic de drogue, rapporte ce mardi Radio Sevilla.

 

Selon Radio Sevilla, les ministres ont signé lundi une déclaration à Séville qui comprend un plan d’action pour mettre en place des réunions d’experts et renforcer les mécanismes de coopération en matière d’immigration, de djihadisme, de crime organisé et de lutte contre le trafic de drogue.

L’Algérie, officiellement considérée comme un acteur incontournable dans le dossier du Sahel, est absente pour la deuxième fois en moins d’une semaine d’une réunion consacrée à la région.

Dimanche 2 juillet 2017, les présidents malien et français ont annoncé à Bamako le lancement d’une force conjointe du « G5 Sahel » contre les groupes djihadistes qui continuent de frapper dans la région malgré la présence du contingent français de Barkhane et des casques bleus de la mission de l’Onu (Minusma). L’Algérie n’a pas été conviée à cette rencontre.

Plus surprenant encore, c’est la présence du Maroc à la réunion de Séville. Le Maroc ne possède pas de frontières avec la région du Sahel et son influence dans la région n’est pas établie.

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