Djelfa, Aïn-Ouassara, Bahbah, l'imam, le Mari, responsable de leurs Mort.-

Publié le par Laïd Sahari

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Affaire du décès de la parturiente de Djelfa/ L’époux aurait refusé que sa femme soit examinée par un homme.

La présidente de l’Union nationale des sages-femmes algériennes, Akila Guerrouche, a fait des révélations fracassantes concernant l’affaire de la parturiente décédée de Djelfa. Mme Guerrouche soutient que c’est le mari de la défunte qui a choisi de la faire accoucher à la maison, refusant qu’un praticien de sexe masculin ne la prenne en charge.

Mme Guerrouche éclaire d’un jour l’affaire du décès, fin juillet, de la parturiente de Djelfa. Selon elle, la famille de la victime, notamment son époux, ont une part importante de responsabilité dans la mort tragique et que les nouveaux éléments démontrent que la victime a tenté un accouchement à son domicile, rapporte le journal Sud Horizons.

La présidente de l’Union des sages-femmes affirme que la défunte a été examinée par trois sages-femmes au niveau de trois structures hospitalières différentes à Hassi Bahbah et Aïn Oussara. «La victime a été examinée par une première sage-femme au niveau du service des urgences de l’hôpital d’Aïn Oussara. Sur le registre des consultations, il est mentionné que la sage-femme a estimé que le col de l’utérus de la patiente décédée était à deux doigts seulement. Elle lui a, de ce fait, conseillé de revenir le lendemain car le médecin spécialiste sera présent. Elle n’a à aucun moment demandé à ses accompagnateurs de l’évacuer vers une structure hospitalière», a-t-elle affirmé.

En menant son enquête, l’Union des sages-femmes a pu apprendre de la part du voisinage de la famille de la défunte que celle-ci avait tenté d’accoucher en son domicile. Suite à la survenue de complications, notamment une hémorragie interne, elle a été évacuée en urgence vers l’hôpital.

L’Union des sages-femmes s’interroge sur les raisons qui l’ont conduite à déclencher l’accouchement alors qu’il restait six à huit heures pour que le processus arrive à terme. L’organisation a découvert que c’est le mari, en l’occurrence un imam, qui a décidé que sa femme allait accoucher à la maison après avoir appris que la gynécologue qui devait examiner son épouse était en congé maladie et que c’était un médecin spécialiste cubain qui devait la prendre en charge.

Concernant l’accouchement sur la voie publique, Mme Guerrouche affirme que le témoignage du voisinage et les résultats de l’autopsie corroborent la thèse de son organisation et de celle de l’Union nationale des structures hospitalières. Selon elle, l’absence de sang à l’intérieur de la voiture dans laquelle la victime a prétendument accouché et la constatation d’un cordon ombilical sectionné par le médecin légiste laissent croire qu’il est question d’un accouchement  traditionnel qui a mal tourné.

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