Algérie, il faut affamer et terroriser les Algériens! لازم تجويع و ارهاب هذا الشعب

Publié le par Laïd Sahari

6038

Les députés algériens ont bénéficié, en août  dernier, suite à la fin de la législature en mai, d’une prime de départ des plus conséquentes .

Ainsi, chaque député a bénéficié d’une de départ de départ, équivalent à un an de salaire, de 1,108 million de dinars, soit environ 8400 euros.

Une simple opération consistant à multiplier cette prime par les 462 députés que compte l’APN fait ressortir que 3 880 800 euros ont été dilapidés à rétribuer des applaudisseurs professionnels et ce, au moment où Ahmed Ouyahia s’apprête à plomber le pouvoir d’achat du citoyen lambda.

Notons qu’en 2016, les députés avaient réclamé une indemnité de départ de près de 2,2 millions de dinars (16 800 euros). Au terme de vifs débats dans l’hémicycle, ce montant avait été divisé par deux.

Pour Tebboune, «les citoyens qui sont payés à l’heure, à la journée ou ceux ayant des salaires qui n’atteignent pas les 30 000 à 35 000 DA paient leurs impôts, mais leur contribution au budget de l’Etat demeure infime, alors qu’il existe des niches d’impôts beaucoup plus importantes et qui représentent 30 à 40 fois le volume des impôts payés par les petits salaires.

De ce fait, on va voir comment exonérer une partie de cette frange des faibles revenus des impôts et aller vers d’autres impôts et taxes plus importants. Il est temps pour que les fortunes apprennent à payer les impôts.» L’ex-Premier ministre a précisé que les ministères de la Solidarité et des Finances ont été chargés de définir et de fixer le taux des taxes et impôts prévus. Il s’agissait, selon l’ex-chef de l’Exécutif, d’entamer «une réforme du système fiscal afin d’assurer une couverture progressive des dépenses de fonctionnement par les revenus de la fiscalité ordinaire, qui devront progresser de 11% par an.

Le gouvernement procédera à la révision des bases d’imposition de l’impôt sur le patrimoine et la révision des barèmes et des taux d’imposition de certains impôts en vue de les adapter au niveau du revenu de chaque contribuable, dans une logique d’équité et de justice sociale.» Ces mesures n’ont pas fait long feu. Successeur de Tebboune, Ahmed Ouyahia n’en a pas fait mention. Lors de la présentation de son plan d’action,  il n’a pas évoqué l’impôt sur la fortune, cette importante niche de revenu fiscal.

 

Il s’est contenté de convaincre les députés de la nécessité de passer par la planche à billets pour combler le déficit budgétaire. Les décisions prises par l’ex-Premier ministre à propos de la taxation des fortunes et de la réforme fiscale n’apparaissent pas. Elles ont été remises aux calendes grecques. L’impôt sur la fortune n’est pas pour demain.

Commenter cet article