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Les Juifs le Talmud et les CHRETIENS.

Publié le par Mohamed-Laïd-Anas GUENDOUZ

Talmud__The_By_H_4bdef5d9aee18.jpg le Talmud est le livre le plus important du judaïsme, plus important pour la majorité d'entre-eux que l'ancien testament (la torah) de la Bible. Ce serait une compilation de traditions qui remonteraient aux enseignements de Moïse, conservées, transmises et interprétées par les "scribes".

Chrétiens, attachez vos ceintures!:

– Zohar (I, 28b) : Les chrétiens sont les enfants du serpent de la Genèse[5].

– Zohar (I, 131a) : Les idolâtres (sous entendre : les chrétiens) souillent le monde[6].

– Emek Haschanach (17a) : L’âme des non-juifs vient de la mort et de l’ombre de la mort.

– Zohar (I, 46b, 47a) : L’âme des gentils est d’une origine théologique impure.

– Rosch Haschanach (17a) : L’âme des non-Juifs descend en enfer.

– Iore Dea (377, 1) : Il faut remplacer les serviteurs (chrétiens) morts, comme les vaches, ou les ânes perdus.

– Iebhammoth (61a) : Les Juifs ont droit à être appelés « hommes », pas les chrétiens.

– Abhodah Zarah (14b) Toseph : Il est interdit de vendre les Livres des Prophètes aux chrétiens.

– Abhodah Zarah (7Cool : Les Églises chrétiennes sont le lieu de l’idolâtrie.

– Iore Dea (142, 10) : Il faut toujours rester à une certaine distance des Églises, sauf quand on est dans le dos de cette même Église, alors on peut se rapprocher...

– Iore Dea (142, 15) : Il ne faut pas écouter la musique des Églises, ni regarder ses idoles.

– Iore Dea (143, 1) : On ne doit pas reconstruire des bâtiments qui se trouvent près d’une Église.

– Hilkoth Abh. Zar (10b) : Les Juifs ne doivent pas revendre des calices que des chrétiens leur auraient vendus, même s’ils sont brisés.

– Chullin (91b) : Les Juifs possèdent la dignité dont même un ange ne dispose pas.

– Sanhedrin (58b) : Frapper un Juif, c’est comme gifler la face de Dieu lui-même.

– Chagigah (15b) : Un Juif est toujours considéré comme bon, en dépit des péchés qu’il peut commettre. C’est toujours sa coquille qui se salit, jamais son fond propre.

– Gittin (62a) : Un Juif ne doit pas entrer dans la maison d’un chrétien un jour de fête.

– Choschen Ham. (26, 1) : Un Juif ne doit pas être poursuivi devant un tribunal chrétien, par un juge chrétien, ou par des lois chrétiennes.

– Choschen Ham (34, 19) : Les chrétiens et les serviteurs ne peuvent pas témoigner lors d’un procès.

– Iore Dea (112, 1) : Ne pas manger avec les chrétiens, cela engendre la familiarité.

– Abhodah Zarah (35b) : Ne pas boire du lait tiré par un chrétien.

– Iore dea (178, 1) : Ne jamais imiter les coutumes des chrétiens, même simplement par la coiffure.

– Abhodah Zarah (72b) : Il faut jeter le vin s’il a été touché par un chrétien.

– Iore Dea (120, 1) : La vaisselle acheté à des chrétiens doit être jetée.

– Abhodah Zarah (2a) : Il faut stopper tout contact avec les chrétiens trois jours avant le début de l’une de leurs fêtes.

– Abhodah Zarah (78c) : Les fêtes de ceux qui suivent Jésus sont de l’idolâtrie.

– Iore Dea (139, 1) : Il est interdit d’avoir le moindre contact avec les idoles qu’utilisent les chrétiens pour leur culte.

– Abhodah Zarah (14b) : Il est interdit de vendre aux chrétiens des articles qu’ils pourraient utiliser pour leur culte.

– Iore Dea (151, 1) H. : Ne pas vendre de l’eau à un chrétien, s’il va l’utiliser pour un baptême[7].

– Abhodah Zarah (2a, 1) : Ne faire aucun commerce avec les chrétiens pendant leurs jours de fête.

– Iore Dea (148, 5) : S’il est connu que le chrétien n’est pas pratiquant, on peut lui envoyé des cadeaux.

– Hilkoth Akum (IX, 2) : Il ne faut envoyer de présent à un chrétien que s’il est irréligieux.

– Iore Dea (81, 7 Ha) : Un enfant ne doit pas être allaité par une nourrice chrétienne, car son lait lui donnera une nature maléfique.

– Iore Dea (153, 1 H) : Les nourrices chrétiennes conduisent les enfants à l’hérésie.

– Iore Dea (155, 1) : Éviter les médecins chrétiens qui ne sont pas très bien connus du voisinage.

– Peaschim (25a) : Il faut éviter l’aide médicale des idolâtres (sous-entendu des chrétiens).

– Iore Dea (156, 1) : Ne pas aller chez un barbier chrétien, à moins d’être accompagné par un Juif.

– Abhodah Zarah (26a) : Ne pas recourir à une sage femme chrétienne qui, une fois seule, pourrait tuer le bébé, ou même si elle était surveillée, elle pourrait lui écraser la tête sans que personne ne puisse le voir.

– Zohar (1, 25b) : « Ceux qui font du bien à un Akum, ne se relèveront pas des morts ».

– Hilkoth Akum (X, 6) : On peut aider les chrétiens dans le besoin, si cela nous évite des ennuis par la suite.

– Iore Dea (148, 12 H) : On peut prétendre se réjouir avec les chrétiens pendant leurs fêtes, si cela permet de cacher notre haine.

– Abhodah Zarah (20a) : Ne jamais faire la louange d’un chrétien, de peur qu’il ne la croie.

– Iore Dea (151, 14) : Il est interdit de concourir à la gloire d’un chrétien.

– Hilkoth Akum (V, 12) : Citation de l’écriture, pour appuyer l’interdit concernant toute mention du nom d’un chrétien, ou du nom du Dieu chrétien.

– Iore Dea (146, 15) : « Leurs idoles [c’est-à-dire, les objets du culte] doivent être détruites, ou appelées par des noms méprisants. »

– Iore Dea (147, 5) : Il faut railler les objets du culte chrétien, il est interdit de souhaiter du bien à un chrétien.

– Hilkoth Akum (X, 5) : Pas de présents aux chrétiens, seulement à ceux qui se font juifs.

– Iore Dea (151, 11) : Il est interdit de faire un présent à un chrétien, cela encourage l’amitié.

– Iore Dea (335, 43) : L’exil pour le Juif qui vent sa ferme à un chrétien.

– Iore Dea (154, 2) : Il est interdit d’enseigner un métier à un chrétien.

– Babha Bathra (54b) : La propriété d’un chrétien appartient au premier Juif qui la réclame.

– Choschen Ham (183, 7) : Si par erreur un chrétien rend trop d’argent, il faut le garder.

– Choschen Ham (226, 1) : Les Juifs peuvent garder sans s’en inquiéter les affaires perdues par un chrétien.

– Babha Kama (113b) : Il est permis de tromper les chrétiens.

– Choschen Ham (183, 7) : Des Juifs qui trompent un chrétien doivent se partager le bénéfice équitablement.

– Choschen Ham (156, 5) : Les clients chrétiens possédés par un Juifs ne doivent pas être démarchés par un autre Juif.

– Iore Dea (157, 2) H : On peut tromper les chrétiens qui croient aux principes de la foi chrétienne.

– Abhodah Zarah (54a) : L’usure peut être pratiquée sur les chrétiens, ou sur les apostats.

– Iore Dea (159, 1) : « Suivant la Torah, il est autorisé de prêter de l’argent à un Akum avec intérêt. Toutefois, certains des Anciens n’ont pas reconnu ce droit dans des cas de vie ou de mort. Aujourd’hui, ce droit est accordé dans n’importe quelle circonstance. »

– Babha Kama (113a) : Les Juifs peuvent mentir et se parjurer, si c’est pour condamner un chrétien.

– Babha Kama (113b) : Le nom de Dieu n’est pas profané quand le mensonge a été fait à un chrétien.

– Kallah (1b, p.1Cool : Le Juif peut se parjurer la conscience claire.

– Schabbouth Hag. (6d). : Les Juifs peuvent jurer faussement en utilisant des phrases à double sens, ou tout autre subterfuge.

– Zohar (1, 160a) : Les Juifs doivent en permanence tenter de tromper les chrétiens.

– Iore Dea (158, 1) : Il ne faut jamais guérir un chrétien, à moins que cela ne le transforme en un ennemi d’Israël.

– Orach Cahiim (330, 2) : Il est interdit de procéder à l’accouchement d’une chrétienne le samedi.

– Choschen Ham. (425, 5) : Il est permis de tuer indirectement un chrétien, par exemple, si quelqu’un qui ne croit pas en la Torah tombe dans un puits dans lequel se trouve une échelle, il faut vite retirer l’échelle.

– Iore Dea (158, 1) : En ce qui concerne les chrétiens qui ne sont pas des ennemis, un Juif ne doit néanmoins pas intervenir pour les prévenir d’une menace mortelle.[8]

– Hilkkoth Akum (X, 1) : Ne pas sauver les chrétiens en danger de mort.

– Choschen Ham (386, 10) : Celui qui voudrait avouer les secrets d’Israël aux chrétiens, doit être tué avant même qu’il ne leur dise quoi que ce soit.

– Abhodah Zorah (26b) : Ceux qui voudraient changer de religion doivent être jetés au fond d’un puits, et oubliés.

– Choschen Ham (388, 15) : Il faut tuer ceux qui donneraient l’argent des Israélites à des chrétiens.

– Sanhedrin (59a) : Les Goïm qui chercheraient à découvrir les secrets de la Loi d’Israël[9], commettent un crime qui réclame la peine de mort.

– Hilkhoth Akum (X, 2) : Les Juifs baptisés doivent être mis à mort.

– Iore Dea (158, 2) Hag. : Il faut abattre les renégats qui se sont tournés vers les rituels chrétiens.

– Choschen Ham (425, 5) : Ceux qui ne croient pas en la Torah doivent être tués.

– Hilkhoth tesch. (III, : Les chrétiens et les autres, nient la Loi de la Torah.

– Zohar (I, 25a) : Les chrétiens doivent être exterminés, car ce sont des idolâtres.

– Zohar (II, 19a) : La captivité des Juifs prendra fin lorsque les princes chrétiens seront morts.

– Zohar (I, 219b) : Les princes chrétiens sont des idolâtres, ils doivent mourir.

– Obadiam : Quand Rome sera détruite, Israël sera racheté.

– Abhodah Zarah (26b) T. : « Même le meilleur des Goïm devrait être abattu. »

– Sepher Or Israel (177b) : Si un Juif tue un chrétien, ce n’est pas un péché.

– Ialkut Simoni (245c) : Répandre le sang des impies est un sacrifice agréable à Dieu.

– Zohar (II, 43a) : L’extermination des chrétiens est un sacrifice agréable à Dieu.

– Zohar (L, 28b, 39a) : Les meilleures places dans les Cieux sont pour ceux qui tuent les idolâtres.

– Hilkhoth Akum (X, 1) : Ne passez aucun accord avec un chrétien, et ne jamais manifester de pitié envers un chrétien.

– Hilkhoth Akum (X, 1) : Soit les détourner de leurs idoles, soit les abattre.

– Hilkhoth Akum (X, 7) : Où les Juifs sont fortement installés, il ne faut plus tolérer la présence des idolâtres.

– Choschen Ham (338, 16) : Tous les habitants d’une ville doivent contribuer aux frais nécessaires à l’élimination d’un traître parmi eux.

– Pesachim (49b) : Il est permis de décapiter les Goïm le jour de l’expiation des péchés, même si cela tombe également un jour de sabbat[


– Kallah, 1b. (18b) : Jésus, fils illégitime, conçu pendant les règles de sa mère.

– Sanhedrin, 67a : Jésus, pendu la veille de la Pâque.[1]

– Toldath Jeschu : Naissance de Jésus relatée dans les circonstances les plus honteuses.

– Abhodah Zarah II : Désigné comme le fils de Pandira, un soldat romain.

– Schabbath XIV : À nouveau désigné comme le fils de Pandira, le Romain.

– Sanhedrin, 43a : À la veille de Pâque, ils pendirent Jésus.

– Schabbath, 104b : « C’était un imbécile, et personne ne doit prêter attention aux imbéciles. »

– Toldoth Jeschu : Judas et Jésus se disputent dans une querelle où volent les obscénités : « (...) Juda a pissé sur Jésus. ».

– Sanhedrin, 103a : On suggère qu’il corrompt sa moralité et se déshonore.

– Sanhedrin, 107b : Séducteur, corrupteur et destructeur d’Israël.

– Zohar III, (282) : Jésus, mort comme une bête et enterré dans un tas de fiente.

– Hilkoth Melakhim : Maïmonide tente de prouver combien les chrétiens s’égarent dans le culte de Jésus.

– Abhodah Zarah, 21a : Référence au culte de Jésus ne devant pas être accepté dans les maisons, car les idoles ne doivent pas être acceptées[2].

– Orach Chaiim, 113 : Il ne faut pas donner l’impression qu’on pourrait avoir du respect pour Jésus.

– Iore dea, 150, 2 : Ne pas donner par accident l’impression d’avoir du respect pour Jésus.

– Abhodah Zarah (6a) : C’est un faux enseignement de rendre un culte à Dieu le premier jour suivant le sabbat.

Hilkhoth Maakhaloth : Les chrétiens sont des idolâtres, ne pas les fréquenter.

– Abhodah Zarah (22a) : Ne pas fréquenter les gentils, ils versent le sang.

– Iore Dea (153, 2) : Ne pas fréquenter les chrétiens, ils répandent le sang.

– Abhodah Zarah (25b) : Se méfier des chrétiens quand on voyage avec eux à l’étranger.

– Orach Chaiim (20, 2). : Les chrétiens se déguisent pour tuer les Juifs.

– Abhodah Zarah (15b) : « Il ne faut jamais laisser un animal s’approcher des Goïm, on les soupçonne d’avoir des rapports sexuels avec eux. »[3]

– Abhodah Zarah (22a) : Passage suggérant encore que les chrétiens ont des relations sexuelles avec les animaux.

– Schabbath (145b) : Les chrétiens sont impurs parce qu’ils mangent de la nourriture impure.

– Abhodah Zarah (22b) : Les chrétiens sont impurs parce qu’ils n’étaient pas là au Mont Sinaï.

– Iore Dea (198, 4Cool : Les femmes juives sont contaminées par la simple rencontre de chrétiens.

– Kerithuth (6b p. 7Cool : Les Juifs sont des humains, non les chrétiens, ce sont des bêtes.

– Makkoth (7b) : On est innocent du meurtre involontaire d’un Israélite, si l’intention était de tuer un chrétien ; tout comme on est innocent du meurtre accidentel d’un homme, quand l’intention était d’abattre un animal.

– Orach Chaiim (225, 10) : Les chrétiens et les animaux sont utilisés de manière équivalente dans une comparaison.

– Midrasch Talpioth (225) : Les chrétiens sont créés pour servir les Juifs de toute éternité.

– Orach Chaiim (57, 6a) : Il ne faut pas avoir plus de compassion pour les chrétiens que pour les cochons, quand ils sont malades des intestins.

– Zohar II (64b) : Les chrétiens sont idolâtres, ils sont comparés aux vaches et aux ânes.

– Kethuboth (110b) : Pour l’interprétation d’un psaume un rabbin dit : « le psalmiste compare les chrétiens[4] à des bêtes impures ».

– Sanhedrin (74b) Tos. : Les rapports sexuels des chrétiens sont comme ceux des bêtes.

– « La semence des Goïm vaut bien celle des bêtes. »

– Eben Haezar (44, : Sont nuls, les mariages entre les chrétiens et les Juifs.

– Zohar (II, 64b) : Le taux de naissance des chrétiens doit être diminué matériellement.

 



 

مذكرات مقاتلة جزائرية في صفوف جيش التحرير الوطني، زهرة ذريف

Publié le par Mohamed-Laïd-Anas GUENDOUZ

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هذا الكتاب ليس عمل مؤرخ ، وأنا لا. أنها ليست سيرة ذاتية ، لأنني لا تحكم الفن ولا كتاب السيرة الفنية و أنا أكره " كتابات الذاتي " نظرا طبيعتي محفوظة والتعليم قد شكلت جيلي : اللياقة الخانقة في بعض الأحيان ، ولكن دائما التواضع.

في حزيران 2012، سامية Lakhdari ، يا صديقي، أختي المعركة ، وذهب للخير، لأنها عاشت : بهدوء على رؤوس الأصابع . بعد دفن في شبه مجهول ، لقد أدركت أنني دفنوها تحت نفس الظروف جزءا كبيرا ليس فقط من نفسي ولكن من أنفسنا، الجيل الذي ولد في ظلام الاحتلال الاستيطان الاستعماري ، الذي بني ضد نظامها المطلقة من الظلم والحرمان الكلي من كياننا الجماعي ، حقوقه في الحرية و الكرامة. ( ... )

كما هو مكتوب moudjahida جاكلين Guerroudj ، حكم عليه بالإعدام من قبل " العدالة " المقاتلة شقيقة الاستعمارية والاحتجاز، في كتابه الرائع الدواوير والسجون 1 : " ... أنا مع الشباب ، وأنا أتحدث معهم، أنا أفهم صعوبة الذين يعيشون . هم أملنا في المستقبل ، ولكن ليس لديهم تمثيل ملموسة من ماضيهم ، ما استعمرت الجزائر أو الدوافع العميقة التي أثيرت و الناس الذين ساندوه حتى الاستقلال. قصة يتم تدريسها أو تقديمها إلا في شكل تجريدي ، التحجر الفكري، و النمطية ، ووضع قصيرة. أريد أن أقول لهم، وليس التاريخ، ولكن قصص الحياة ، على أمل أن يعطي للحلم والتفكير ... "

ثم جاء اليوم الذي ، خلال النقاش العام في مرسيليا ، بعد 50 عاما من انتهاء احتلال بلدي من قبل قوة أجنبية أن كانت فرنسا ، اكتشفت الذهول تلك الحرب كان من المفترض أن نحتفل ان الذكرى الخمسين ل نهاية يتوقف أبدا على الجانب الآخر من البحر الأبيض المتوسط. اكتشفت ، حائرا ، و منظمي هذا المنتدى ينتظرني أن أدين ، من فرنسا ، والنضال من الألغام لاستعادة الكرامة والحرية وال

سيادة والاستقلال، وإنني أدين العربي بن مهيدي حسيبة بن بوعلي علي لا بوانت ، لدينا chahidate و بكل ما نملك من الشهداء ذهبوا إلى الموت من أجل تحرير بلادنا !

كان ذلك اليوم يوم لي تأثير صدمة . ( ... )

اوليمبوس و " الجرو "

يوم واحد صديقي أوليمبوس ، والعودة في نهاية الأسبوع الماضي مع والديه في قرية Birtouta ، أخبرنا المباراة الأول لكرة القدم والتي كانت قد شهدت : اجتماع فريق المعارضة إلى أن الأوروبيين الأصليين. وفيما يتعلق بمسألة حيث كان يجلس ، وإذا كانت مختلطة الجمهور ، وقالت عفويا : "آه ! ولكن بالنسبة لنا Birtouta ، ونحن دائما على جانب واحد و الجراء الأخرى " . نظرت فوجئت يدرك فجأة أنه في عينيه و تلك من الأصدقاء الأخرى المشاركة في المناقشة ، وأنا أيضا كان الراكون .

تحقيق سرعان ما فهمت وأضافت : "ولكن زهرة ، انت ليس مثل الآخرين. " في 13 عاما ، وذلك بفضل أوليمبوس، آن و الرفاق الآخرين ، لقد فقدت ما تبقى من البراءة. وجاء على لسان والدتي يعود لي، تذكيري الواقع أن صداقتي ، وقالت انها كانت صادقة مع الدول الأوروبية و يتم حطموا على جدار الفصل بين شروطنا . إلا أن ذلك لم يمنعني من الاستمرار في حضور وحتى تكوين صداقات مع أصدقائي ، أبدا إغفال الجدار الشهير. ظروف رهيبة للطالب من 13 عاما، الأم الوحيدة من بين ثلاث فئات الأوروبي. ( ... )

الجواب الذي طال انتظاره

منذ أحداث 50 عاما ، بما في ذلك نظام التشغيل، و كنا نعرف أن الناشطين الشباب الذين يعملون لتحرير البلاد . لم نكن نعرف أين أو كيف. في 2 تشرين الثاني عام 1954، جلبت لنا الصحف الجواب. من تلك اللحظة كان لي عجلة من امرنا ، واحدة في 12 نوفمبر ، وهو التاريخ من العام الدراسي ، وأحيانا أعود إلى الجزائر لإبلاغ أفضل لي ومحاولة بكل الوسائل الحصول على اتصال مع هؤلاء الناس الذين فعلت كل شيء وأدركت حلمي : لتحرير البلاد . ولكن قبل هذا التاريخ التاريخية في جميع أنحاء البلاد و حياتي الخاصة ، يا سبع سنوات في مدرسة داخلية Fromentin الجزائر سمحت لي للانتقال من مرحلة الطفولة الى مرحلة المراهقة الأبرياء مع بناء واعية لل غاية المعتقدات الفلسفية و السياسية القوية . ( ... )

كيفية الحصول على اتصال ؟

كل يوم، وأنا سامية التمرن مزايا قرارنا بالبقاء منفصلة ، وليس لجذب الانتباه من خلال اتخاذ المواقف العلنية ، للحفاظ على عدم الكشف عن هويته لدينا و سيئة للغاية للشائعات التي يمكن أن نذهب ل " الإدارية " . لأن نهجنا كان واضحا ، وتآمر ، وقررت . أردنا أن تجنيد بنا عن طريق " التنظيم السري من قدامى المحاربين في " لتنشيط إلى الجزائر والعمل تدريجيا على قبول فكرة يولى في الجماعات المسلحة ، واقتناعا منها بضرورة قيام الحرب في الحي الفرنسي وبلدة الأوروبي. ( ... )

في عام 1955، في الجزائر وفي كل مدن البلاد ، كان هناك فعلا نوعين من المدن : على جانب واحد ، في المدينة و الأحياء العربية ، ومن جهة أخرى في المدينة والأحياء مفصولة الأوروبية غير الملموسة جدار سالكة و بحكم الواقع الفصل العنصري. و يكتب باسم مولود معمري : "قبل الجدار، وكان الحرس على أبواب شرسة. " وقد عاش الحرب في المدن والأحياء العربية ، والريف والجبال. المدن و الأحياء الأوروبية استحم في هدوء مقززة ضد القمع الرهيبة التي حلت السكان المدنيين الأصليين.

سامية و اعتقد كان لدينا مزايا ضخمة : كنا امرأتين في نظرة الأوروبية ، واتقان تماما اللغة و الثقافة الفرنسية ، من العائلات الثرية و الأجهزة الأمنية الفرنسية غير معروف تماما . كنا على قناعة بحيث أنها يمكن أن تكون مساهمة كبيرة للمقاتلين ، لأنه كان ل دينا القدرة وسهولة التسلل من حولنا دون أن تسبب الشك التي عادة ما تميز الأوروبيين سرعان ما رأى رئيس " محمد " أو " فاطمة " . ولكن لدينا مشكلة كله لا يزال : كيفية الحصول على اتصال مع " المنظمة" ؟ على يد من؟ ( ... )

موعد السرية

كان ذلك في يوم الخميس مشمس في الجزائر العاصمة الجميلة في فصل الشتاء و خرجنا لتناول الغداء أثناء الصباحية . خارج المدرج موران ، وصلنا إلى بوعلام Oussedik على ما يبدو لعقد الباب لا يغيب عنا . ( ... ) وفجأة ، دون سابق إنذار، ما أردنا لأكثر من سنة وأعلن لنا و الشيء الأكثر عاديا أن مثل بوعلام Oussedik بهدوء ، مبتسما: " لديك موعد كنت على حد سواء لمواجهة الغد بعد Laferiere 12:00 حتي 04:00 حادة. كنت أجلس على أحد المقاعد ، أبرزت صحيفة لوموند على ركبتيك . وهناك رجل أخاطبكم " . سامية : "في مربع Laferiere ؟ وإنما هو على مسافة قصيرة من الجامعة، أمام آخر العظمى ! " . "بالضبط ، " نحن أجاب بوعلام Oussedik . ونحن ننظر صعق. كنت أعرف انها تفكر مثلي : " موعد 16 ساعة مدينة أوروبية الكامل مع الظل مقاتلة ؟ " . بوعلام ترك لنا متمنيا لنا حظا سعيدا ، ابتسامة لصق على وجهه ويده اليسرى له في شعره أشعث و الحق حرة و ممدودة لتحية لنا . ( ... )

"اسأل كامو الخاص بك

من الواضح ميمي لا يعرف شيئا من عضويتنا "منظمة " أو الأنشطة السرية لدينا أو الأحياء ذات الدخل حيث قضينا نصف حياتنا الجديدة ، ولا العوز والبؤس أننا côtoyions أو المعلومات قيمة ونحن جني انعدام الأمن المدقع و القمع الشرسة التي سقطت على لدينا و djebels دينا mechtas . لم يكن هناك أي مسألة له الكلام. حتى انحرفت مناقشتنا على أساس المبادئ الفكرية بحتة و ما قد قرأنا ألبير كامو في الجزائر الجمهوري . ونحن بالتالي يكون له أشار إلى أن " كامو هو الفرنسي كامل ، بينما نحن السكان الأصليين ، وهذا هو القول الكائنات حقوق أقل الذين لا يملكون الحصول على المواطنة أو الجنسية الفرنسية . و كما نحن المستعمر ، ليس لدينا الحق في أن يكون الجزائرية.

باختصار ، نحن لا الفرنسية ولا الجزائرية ، ونحن '' '' لا شيء بالنسبة للحكومة الفرنسية. نحن نفى حتى في جوهرها و جود و الاشخاص الذين يخضعون لنظام الهيمنة المطلقة و التي لا تطاق ل 126 سنة! ل أنها قبالة رأس ، ويقول النظام أن الجزائر هي فرنسا. وهذا يعني أن الأوروبيين و كامو في المنزل هنا ونحن غرباء في أرضنا " . واضاف نحن : "هل هذا هو دعوتكم لل هدنة المدني تطرح مشاكل في هذه الشروط ؟ ويقال أن أصل و سبب لدينا سوء الحظ ، النظام الاستعماري ؟ يقال أن الحل الوحيد هو إلغاء و اختفائها بكل الوسائل " ميمي ، زعزعت من قبل العديد من الفوعة نحن أجاب : " أنت المتطرفين و سوف موقفكم يوصلنا إلى أي مكان. قراءة تقارير كامو على الأحوال المعيشية لشعبنا في منطقة القبائل و نرى أن كان صادقا . هو في صالحنا " .

سامية ، والهدوء الكاذب ، أرسلت له: "اسأل كامو الخاص كيف بلاده وفرنسا و تحررت من الاحتلال النازي. هم المتطرفون كما تسمونه ، ومقاومة والأمريكيين الذين حرروا فرنسا وليس دعوات ل هدنة المدني. لماذا لا يقدم كامو ولا أصدقائه الألمان هدنة المدني لتسوية مشكلة احتلال بلادهم ؟ أما بالنسبة لل أوراق كامو في الجزائر الجمهوري ، ونحن قد قرأت . بالنسبة له، مشكلتنا هي واحدة من الفقر بسبب البطالة والأمية بينما بالنسبة لنا ، والفقر هو نتيجة ل مشكلتنا يسمى الاستعمار الفرنسي " .

أناقة المعركة

صباح 30 سبتمبر 1956 ، قدمنا ​​أنفسنا، سامية ، والدته و لي صالة أنيقة جدا Rocques Isly شارع ، وليس بعيدا من حليب بار لل مشط و اللمسات الأخيرة من ماكياج ، تماما كما نحن الموظف المقترحة قبل يومين. في الساعة 11:00 صباحا، كنا مرة أخرى في سان أوجين ، حيث أننا consacrâmes للتحضير لدينا ملابس "الموت الطوعي " . كان منجم جميلة بصراحة مع الحمالات الصيف أنيقة ، وضيق صدر اللباس، بمناسبة حجم أسفل إلى عشرة بوصات فوق الكاحلين حرق وتنتهي مع المقود . كان الخزامى الأزرق مع خطوط بيضاء صغيرة وتزوج تماما مع بلدي بيضاء أحذية الصيف الوتد الفلين و كانت حقيبة صغيرة من نفس اللون. كانت ثوبي بوهيمية و الاكسسوارات في مهب الريح من أزياء الصيف 1956.

في المناسب ، ونحن لدينا vérifiâmes مع حلاقة الشعر و ماكياج جديدة لدينا ، ونحن مزيج تماما في مذهب الشباب الأوروبي و حتى بين أكثر ثراء منهم. ظهرا نحن يتناول الغداء مع الأهل سامية نحن اعجاب الهدوء والصفاء بينما القلق التواء الشجاعة جهدنا ل فكرة أنه ربما نهاية اليوم ، يتعلمون وفاة أو اعتقال واحد منا . أو كليهما. أو حتى ثلاثة ، لأن ماما زهور ينبغي أن تكون مع ابنتها في كافتيريا . الفقراء القاضي Lakhdari ! في 1:30 ، ونحن ندرك أن يرتدي و نحن لا يمكن أن تخرج في حي مكسي كذلك، قضينا بلوزات طويلة وفضفاضة المشتركة خلال موقعنا على الفساتين الجميلة، و العصرية. ( ... )

الاخ الاكبر ، وكان أصغر

التقينا سامية و لي، تحت أجنحة واقية من الصحافة الاستعمارية واحد كما عرضت " مدرب الغوغاء من أسوأ نوع " أو " أعظم الشرير كان العالم أبدا في العالم " أن جميع الشرطة و الجيش الفرنسي تبحث عنه، ولكن كل السكان الأصليين جيدة من الجزائر و المعشوق اعجاب ل شجاعة أسطورية لها ، شعور قوي من العدالة والكرامة : علي لا بوانت . جلس على السرير، و طلبوا منا الجلوس في فريقه تأطير. انه وضع ذراعه حول كتفي كل و استغرق منا العودة إليه وكأنه الأخ الأكبر أو الأب الذي يرى أولاده الذي هو فخور. في القيام بذلك ، فإنه interpellait صوته مليئة بالضحك ، شخص غير مرئية لأعيننا، في لغة الأطفال من القصبة " KHOU يا ، يا KHOU ، حتى مجرد رؤية اثنين gaouriate كاذبة الذين جعلتهم حزبهم ! " شعرت صغيرة تحت ذراعي الرياضية علي لا بوانت . لم أكن أعرف أنني سأعيش معه لعدة أشهر، تحميها المودة الهائلة ، التي تغذيها له الأخوة لا ينضب ، بالاطمئنان شجاعته الأسطورية وشجاعة غير عادية خلال اللحظات الأكثر إيلاما و الأكثر صعوبة لل " معركة الجزائر "، وسأترك ليلة واحدة في الشركة من ش خو ( ياسف سعدي ) و أبدا أود أن أراه مرة أخرى. بعد ظهر أحد الأيام ، بينما كان علينا متعة تخيل الماضي الأرواح ش خو وعلي ونحن esclaffions افتراضاتنا ، انفجر DJAMILA إلى غرفتنا .

خلفها تلوح في الأفق شخصية رايات بيضاء في هايك . "عليك ان تنظر متعة جيدة "، وعلق DJAMILA ، ثم قالت ، وقالت إنها تحولت إلى الرقم ، وقال "سوف أعرض لكم ل شقيقة . " : " يمكنك ان تمضي قدما و إزالة هايك . كنت آمنة هنا. عليك قضاء بضعة أيام مع الأخوات هنا. " ثم قدم DJAMILA لنا من الأسماء المستعارة لدينا. الشقيقة جديدة عبرت عتبة الغرفة بينما التخلص من الحجاب وخفض aâdjar له . وقالت انها كانت نحيلة ، كان الموقف فخور، شعر شقراء الفراولة السجلات في شكل ذيل الحصان و العيون الزرقاء المباشرة. سامية و أدركت على الفور كل . وكانت هذه الطفلة الجميلة التي نعبر يوم واحد في آب ، عندما خرجت من الترضية البقالة. كان لها . كان عليه أن الشكل الذي كان لي مدمن مخدرات ذلك اليوم و دفعت إلى القول أنه لم يكن الجزائرية والأوروبية على النحو الذي اقترحه مظهره و طريقته في اللباس. وقال جسدها رقيقة جدا ، وعيون زرقاء الشفاف و وجه مستدير qu'auréolaient الشعر الطويل كانت لا تزال في سن المراهقة فقط . بعد، في حين انها تنفس عزيمة لا تلين و قناعات راسخة . كان حسيبة بن بوعلي أصغر رائعة لدينا. ( ... )

لماذا لا تضحك ؟

لذلك عندما سقطت أحكام الإعدام ، ووضع الخالتية البياع ذراعه يتعاقد يمينة وضغطت Oukhiti ضدها يتعاقد ربيعة . في التواضع هادئة و الكرامة ، تقاسموا آلامهم لا توصف، و ساهم في بعضها البعض، و أعطى الشجاعة. بينما كانوا مجتمعين في موقف الشدة العميق والتضامن و الشراكة ، اهتزت أجسادهم فجأة بقرار مفاجئ من صراخ الرئيس: " المتهم بوحريد ! لا تضحك ! هذا أمر خطير ! " . نظروا إلى قفص الاتهام لمعرفة DJAMILA ، يميل دحمان و المحيطة الغني ذراع .

كل ثلاثة كانوا يضحكون ! وجاء تذمر منخفضة من صفوف بلاكفوت و الشتائم البغيضة كما رن الخشنة بها في DJAMILA . جاء العنصرية الوحشية و الابتذال وحشية من هذه الفرنسية من المفترض أن لنا " تحضير" مشاركة الرئيس Roynard عار، كما طالب الصمت بالتهديد لمسح الغرفة ثم صوته الخوف ، واصلت قراءة تجربته الطويلة و الحكم مروع . ولكن لماذا

DJAMILA ، دحمان الغني و ضحكوا ؟ وأنا لن نعرف حتى وقت لاحق ، مرة واحدة في السجن مع شقيقتي القتال و الاعتقال. ( ... )

الدموع علي طرف

في وقت لاحق أكثر من ذلك بقليل ، قال علي منا له كابوس رهيب . " كنت محاطا المظليين . عندما بدأت ضربي ، فهي ليست الرصاص ولكن الطائرات من الدم يخرج من مسدسي " . من الواضح، كان حلمه المتصلة مباشرة إلى وفاة الرمل و سي مراد . كنت مغطاة قشعريرة ، ويتساءل كيف مطمئنة علي الذي كان في ألم شديد ، لم يعد دعم الإملائي يتطلب منه أن يراقب إخوته يموت دون أن يتمكن من إنقاذهم . وأنه لم يكن لعدم وجود الشجاعة.

حسيبة وأنا entourâmes أكتاف أسلحتنا وقال له : "أنت تعرف علي ، والشجاعة هي أيضا قادرة على فرض نهج مخالف ل مبادئها عندما تكون الظروف ومستقبل نضالنا المطلوبة . كنت أعرف أنها كانت سعيدة لرؤيتك ميتا ، وخاصة لك، بجانب أثمان ( الرمل ) و سي مراد، حتى لو كان لديك مقتل المئات " . انه لا يستطيع التعبير عن ذلك "يا khtou ... " وبدأ تنهد طويل لا يمكن كبتها ذلك. ( ... )

وراء moucharabiehs

خلال هذا اليوم ، وأنا حسيبة تحدثنا عدة مرات ، مفصولة شارع كاتو . فقط أصواتنا تصل إلينا . وقد أخفى حسيبة من الرأي النافذة moucharabiehs الدرج الى الطابق الأول من المنزل 4، شارع كاتو و لي وراء الستائر من نافذة المنزل Oukhiti أمامه، من غرفة حيث ش خو ، حالة سيئة للغاية و فاقد الوعي تقريبا، وكان طريح الفراش . في ذلك اليوم، كانت مناقشاتنا لا تقتصر على صحة أخونا أو النشاط ، ولكنه كان أيضا مسألة مناطقنا و عائلاتنا ، وكذلك اكتشاف روابط قديمة بينهما. الوادي Chéliff حسيبة تمتد إلى سفح منحدر Ouarsenis التي سيطرت على السهول المرتفعة من الرسم البياني Sersou بلدي . لدينا الثرثرة من خلال النوافذ اقترب منا أكثر من أي وقت آخر. أنا لا تزال الرعاية ، محفورة في داخلي ، صوت حسيبة البلورية ، والضحك له ، له التداعيات غير عادية قصص العائلة الحميمة ، وقالت انها قد عودنا لحجز مضمونة على الرغم من شبابه . وأظل لا يزال و خصوصا وجود الغياب من حسيبة والالتزامات تجاه بعضها البعض ل تحقق نقطة غامضة مع عائلاتنا ، ونحن لم يتخيل أن لدينا فصل في ذلك اليوم من الشارع وكان كاتو مقدمة ل دينا فراق النهائي. Z. D.

Zohra Drif, Extrait du livre de Zohra Drif : «Mémoires d’une combattante de l’ALN...»

Publié le par Mohamed-Laïd-Anas GUENDOUZ

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Ce livre n’est pas une œuvre d’historienne : je ne le suis pas. Il n’est pas non plus une autobiographie, car je ne maîtrise ni l’art ni la technique des biographes et je déteste les «auto-écritures» au vu de mon caractère réservé et de l’éducation ayant façonné ma génération : la pudeur, parfois étouffante, mais la pudeur toujours.

En juin 2012, Samia Lakhdari, mon amie, ma sœur de combat, s’en est allée définitivement, comme elle a vécu : discrètement, sur la pointe des pieds. Après l’avoir enterrée dans un quasi-anonymat, je me suis rendu compte que j’enterrai dans les mêmes conditions une grande part, non seulement de moi-même, mais de nous-mêmes, génération née sous les ténèbres de l’occupation coloniale de peuplement, construite contre son système d’oppression absolue, de négation totale de notre être collectif, de ses droits à la liberté et à la dignité. (…)
Comme l’écrit la moudjahida Jacqueline Guerroudj, condamnée à mort par la «justice» coloniale, sœur de combat et de détention, dans son merveilleux livre Des douars et des prisons 1 : «… Je vis avec les jeunes, je discute avec eux, je comprends leur difficulté à vivre. Ils sont notre espoir pour l’avenir, mais ils n’ont aucune représentation concrète de leur passé, de ce qu’était l’Algérie colonisée, ni des motivations profondes qui ont soulevé le peuple et qui l’ont soutenu jusqu’à l’indépendance. L’histoire ne leur est enseignée ou présentée que sous une forme abstraite, dogmatique, stéréotypée, bref rebutante. Je voudrais leur raconter, non pas l’Histoire, mais des histoires vécues, dans l’espoir de donner à rêver et à réfléchir…»

Et puis vint le jour où, au cours d’un débat public à Marseille, 50 ans après la fin de l’occupation de mon pays par la puissance étrangère qu’était la France, je découvrais abasourdie que la guerre dont nous étions censés célébrer le cinquantenaire de la fin n’avait jamais cessé de l’autre côté de la Méditerranée. Je découvrais, ahurie, que les organisateurs de ce forum attendaient de moi que je condamne, depuis la France, le combat mené par les miens pour recouvrer dignité, liberté, souveraineté et indépendance, que je condamne Larbi Ben M’hidi, Hassiba Ben Bouali, Ali la Pointe, toutes nos chahidate et tous nos chouhada d’être allés à la mort pour libérer notre pays !
Ce jour-là eut sur moi l’effet d’un électrochoc. (…)

Olympe et les «ratons»

Un jour, mon amie Olympe, de retour de week-end passé chez ses parents dans le village de Birtouta, nous raconta le premier match de football auquel elle avait assisté : une rencontre qui opposait l’équipe des Européens à celle des indigènes. A la question de savoir où elle était assise et si les publics étaient mélangés, elle répondit spontanément : «Ah ! Mais chez nous à Birtouta, nous sommes toujours d’un côté et les ratons de l’autre». Je l’ai regardée interloquée, réalisant brutalement qu’à ses yeux et ceux des autres amies participant à la discussion, moi aussi j’étais un raton.

Réalisant très vite que j’avais bien compris, elle ajouta : «Mais Zohra, toi tu n’es pas comme les autres !». A 13 ans, grâce à Olympe, Anne et d’autres camarades, je perdais ce qui me restait d’innocence. Les paroles de ma mère me revenaient, me rappelant la réalité : mon amitié, aussi sincère fut-elle avec les Européennes, se fracassait sur le mur de séparation entre nos conditions différentes. Cela ne m’empêcha pas de continuer à fréquenter et même à me lier d’amitié avec mes camarades, en ne perdant jamais de vue le fameux mur. Terribles conditions pour une élève de 13 ans, seule indigène parmi trois classes d’Européennes. (…)

La réponse tant attendue

Depuis les événements des années 50, notamment ceux de l’OS, nous savions que des jeunes militants travaillaient à libérer le pays. Nous ne savions pas où ni comment. Le 2 novembre 1954, les journaux nous apportèrent la réponse. Dès ce moment je n’eus qu’une hâte, celle que le 12 novembre, date de la rentrée universitaire, arrive et que je retourne à Alger pour mieux m’informer et tenter par tous les moyens de rentrer en contact avec ces gens dont j’ignorais tout et qui réalisaient mon rêve : libérer le pays. Mais avant cette date historique à l’échelle du pays et de ma propre vie, mes sept années d’internat au lycée Fromentin d’Alger m’avaient permis de passer de l’enfance innocente à l’adolescence consciente avec la construction de très solides convictions philosophiques et politiques. (…)

Comment entrer en contacte ?

Chaque jour, Samia et moi nous répétions le bien-fondé de notre décision de rester discrètes, de ne pas attirer l’attention par des prises de position publiques, de préserver notre anonymat et tant pis pour les rumeurs qui pourraient nous faire passer pour des «administratives». Car notre démarche était claire, tracée et décidée. Nous voulions d’abord nous faire recruter par «l’organisation secrète des combattants» pour activer à Alger et, peu à peu, faire accepter l’idée d’être versées dans les groupes armés, persuadées de la nécessité de porter la guerre dans les quartiers français et la ville européenne. (…)

En 1955, à Alger et dans toutes les cités du pays, il y avait en fait deux sortes d’agglomérations : d’un côté, la ville et les quartiers arabes, et de l’autre la ville et les quartiers européens séparés par un mur immatériel infranchissable et un apartheid de fait. Et comme l’écrira Mouloud Mammeri : «Devant le mur, la garde aux portes était féroce». La guerre était vécue dans les villes et quartiers arabes, les campagnes et les montagnes. Les villes et les quartiers européens baignaient dans une quiétude révoltante par rapport à la terrible répression qui s’abattait sur la population civile indigène.

Samia et moi pensions que nous avions des atouts immenses : nous étions deux femmes à l’allure européenne, maîtrisant parfaitement la langue et la culture françaises, issues de familles aisées et totalement inconnues des services de sécurité français. Nous étions donc convaincues de pouvoir être d’un grand apport aux combattants, car nous avions la capacité et la facilité de pouvoir nous faufiler partout sans provoquer la méfiance que marquaient habituellement les Européens dès qu’ils apercevaient une tête de «Mohamed» ou de «Fatma». Mais notre problème restait entier : comment entrer en contact avec «l’organisation» ? Par qui ? (…)

Rendez-vous clandestin

C’était un jeudi ensoleillé du bel hiver algérois et nous sortions à midi de nos cours de la matinée. A peine hors de l’amphithéâtre Morand, nous tombâmes sur Boualem Oussedik qui semblait tenir la porte pour ne pas nous rater. (…) Tout à coup, sans crier gare, ce dont nous rêvions depuis plus d’un an nous fut annoncé comme la chose la plus banale qui soit, à la manière de Boualem Oussedik, calmement, en souriant : «Vous avez rendez-vous toutes les deux au square Laférière demain après-midi à 16 heures précises. Vous vous assoirez sur un des bancs publics, le journal Le Monde en évidence sur vos genoux. Un homme vous abordera». Samia : «Au square Laférière ? Mais c’est à quelques pas de la fac, en face de la Grande poste !». «Exactement», nous répondit Boualem Oussedik. Nous nous regardâmes, médusées. Je savais qu’elle pensait comme moi : «Un rendez-vous à 16 heures en pleine ville européenne avec un combattant de l’ombre ?». Boualem nous quitta en nous souhaitant bonne chance, le sourire collé aux lèvres, la main gauche dans les cheveux en bataille et la droite libre et tendue pour nous saluer. (…)

«Demande à ton Camus»

Mimi ne savait évidemment rien de notre appartenance à «l’organisation», ni de nos activités clandestines, ni des quartiers populaires où nous passions la moitié de notre nouvelle vie, ni du dénuement et de la misère que nous y côtoyions, ni des informations précieuses que nous y récoltions sur la situation d’extrême insécurité et de répression féroce qui s’abattait sur nos djebels et nos mechtas. Il n’était pas question non plus de lui en parler. Notre discussion vira donc sur le terrain purement intellectuel des principes et sur ce que nous avions lu d’Albert Camus dans Alger Républicain. Nous lui avons donc rappelé que «Camus est un Français à part entière, alors que nous sommes des indigènes, c’est-à-dire des êtres inférieurs en droits, qui n’avons accès ni à la citoyenneté ni à la nationalité françaises. Et comme nous sommes des colonisés, nous n’avons pas le droit d’être algériens.

En somme, nous ne sommes ni Français ni Algériens, nous sommes ''rien'' pour le pouvoir français. Nous sommes un peuple nié jusque dans son essence et son existence et qui subit un système de domination absolue et insupportable depuis 126 ans ! Pour couronner le tout, ce système déclare que l’Algérie c’est la France. Ce qui signifie que les Européens et Camus sont chez eux ici et nous, des étrangers sur notre propre terre». Nous avons ajouté : «Est-ce que ton appel pour la trêve civile pose les problèmes en ces termes ? Est-ce qu’il dit que l’origine et la cause de notre malheur, c’est le système colonial ? Est-ce qu’il dit que la seule solution, c’est son abolition et sa disparition par tous les moyens ?» Mimi, déstabilisée par autant de virulence nous rétorqua : «Vous êtes des extrémistes et votre position ne nous mènera à rien. Lisez les reportages de Camus sur les conditions de vie des nôtres en Kabylie et vous verrez qu’il est sincère. Il est de notre côté.»

Samia, la fausse calme, lui renvoya : «Demande à ton Camus comment son pays, la France, s’est libérée de l’occupation nazie. Ce sont les extrémistes comme tu les appelles, les résistants et les Américains qui ont libéré la France et non les appels à la trêve civile. Pourquoi ni Camus ni ses amis n’ont proposé aux Allemands une trêve civile pour régler le problème de l’occupation de leur pays ? Quant aux papiers de Camus dans Alger Républicain, nous les avons lus. Pour lui, notre problème est un problème de misère due au chômage et à l’analphabétisme alors que pour nous, la misère n’est qu’une conséquence de notre problème qui s’appelle colonisation française.»

L'élégance du combat

La matinée du 30 septembre 1956, nous nous présentâmes, Samia, sa mère et moi au très chic salon Rocques de la rue d’Isly, non loin du Milk-Bar pour un coup de peigne et les dernières retouches de maquillage, exactement comme nous l’avait proposé l’employée deux jours avant. A 11h00, nous étions de retour à Saint-Eugène, où nous nous consacrâmes à la préparation de nos tenues de «volontaires de la mort». La mienne était franchement jolie avec une élégante robe d’été à bretelles, moulant le buste, marquant la taille pour descendre dix centimètres au-dessus des chevilles en s’évasant et finissant par un volant. Elle était de couleur bleu lavande à petites rayures blanches et se mariait parfaitement avec mes chaussures d’été blanches à talons compensés en liège ainsi que le petit sac d’été de la même couleur. Ma robe bohémienne et ses accessoires étaient dans le vent de la mode de l’été 1956.

A l’essayage, nous vérifiâmes qu’avec nos nouvelles coupes de cheveux et notre maquillage, nous allions parfaitement nous fondre dans la jeunesse dorée européenne et même parmi la plus nantie d’entre elles. A midi, nous déjeunâmes avec les parents de Samia dont nous admirâmes le calme et la sérénité pendant que l’anxiété tordait nos boyaux à l’idée que peut-être en fin de journée, on leur apprendrait la mort ou l’arrestation de l’une d’entre nous. Ou des deux. Ou même des trois, puisque Mama Zhor devait être avec sa fille à la Cafétéria. Pauvre Cadi Lakhdari ! A treize heures trente, nous nous habillâmes et, conscientes que nous ne pouvions sortir dans le quartier ainsi accoutrées, nous passâmes de longues et amples blouses ordinaires par-dessus nos très jolies robes, dernier cri. (…)

Le grande frère, la benjamine

Nous nous retrouvâmes, Samia et moi, sous les ailes protectrices de celui que la presse coloniale présentait comme «le chef de la pègre de la pire espèce» ou comme «le plus grand voyou que la terre ait jamais mis au monde» que toutes les polices et l’armée françaises recherchaient, mais que tout le bon peuple indigène d’Alger adorait et admirait pour son courage légendaire, son sens aigu de la justice et de la dignité : Ali la Pointe. Il prit place sur le lit, nous demanda de nous asseoir à ses côtés en l’encadrant. Il posa un bras sur les épaules de chacune et nous ramena vers lui comme un grand frère ou un père qui retrouve ses enfants dont il est fier. Ce faisant, il interpellait de sa voix pleine de rires, une personne invisible à nos yeux, dans le langage des enfants de la Casbah : «Ya khou, ya khou, viens donc voir les deux fausses gaouriate qui leur ont fait leur fête !» Je me sentais minuscule sous le bras athlétique d’Ali la Pointe. Je ne savais pas que j’allais vivre à ses côtés pendant des mois, protégée par son immense affection, nourrie par son inépuisable fraternité, rassurée par sa bravoure légendaire et son courage extraordinaire durant les moments les plus douloureux et les plus difficiles de la «Bataille d’Alger», que je le quitterai un soir en compagnie d’El Kho (Yacef Saâdi) et que je ne le reverrai plus jamais. Un après-midi, alors que nous nous amusions à imaginer les vies antérieures d’El Kho et d’Ali et que nous nous esclaffions à nos hypothèses, Djamila fit irruption dans notre chambre.

Derrière elle, se profilait une silhouette drapée dans un haïk blanc. «Vous avez l’air de bien vous amuser», commenta Djamila, puis elle dit : «Je vais vous présenter une sœur.» Elle se tourna vers la silhouette et lui dit : «Tu peux avancer et enlever le haïk. Tu es en sécurité, ici. Tu vas passer quelques jours avec les sœurs que voici.» Puis, Djamila nous présenta par nos pseudonymes. Notre nouvelle sœur franchit le seuil de la chambre tout en se débarrassant du voile et en abaissant son aâdjar. Elle était longiligne, avait le maintien altier, les cheveux d’un blond vénitien relevés en queue de cheval et le regard bleu, direct. Samia et moi la reconnûmes immédiatement. C’était la belle jeune fille que nous avions croisée, un jour du mois d’août, alors qu’elle sortait de l’épicerie de La Consolation. C’était bien elle. C’était ce regard qui m’avait accrochée ce jour-là et poussée à affirmer qu’elle était algérienne et non européenne comme le suggéraient son allure et sa manière de s’habiller. Son corps si mince, ses yeux bleus limpides et son visage arrondi qu’auréolaient de longs cheveux disaient qu’elle était encore à peine adolescente. Pourtant, tout en elle respirait la détermination inébranlable et les convictions solides. C’était Hassiba Ben Bouali, notre merveilleuse benjamine. (…)

Pourquoi riait-ils ?

Ainsi, lorsque les sentences de mort tombèrent, Khalti Baya entoura de son bras Lla Yamina et Oukhiti serra contre elle Lla Rabéa. Dans le calme, la pudeur et la dignité, elles partagèrent leur indicible douleur, se soutinrent mutuellement et se donnèrent du courage. Alors qu’elles étaient rassemblées dans une position de profonde détresse, de solidarité et de communion, leurs corps furent secoués par la voix subitement brutale du président qui hurlait : «Accusée Bouhired ! Ne riez pas ! L’heure est grave !». Elles regardèrent vers le box des accusés pour apercevoir Djamila, penchée vers Dahmane et entourant Ghani d’un bras.

Tous les trois étaient en train de rire ! Un grondement sourd sortit des rangs des pieds-noirs et des insultes aussi haineuses que grossières fusèrent à l’adresse de Djamila. Le racisme bestial et la vulgarité sauvage de ces Français censés venus nous «civiliser» durent faire honte au président Roynard, puisqu’il exigea le silence en menaçant de faire évacuer la salle puis, de sa voix impavide, continua la lecture de son long et macabre verdict. Mais pourquoi
Djamila, Dahmane et Ghani riaient-ils ? Je ne le saurai que plus tard, une fois en prison avec ma sœur de combat et de détention. (…)

Les larmes d'Ali la pointe

Un peu plus tard, Ali nous raconta son terrible cauchemar. «J’étais encerclé par les paras. Quand j’ai commencé à me battre, ce ne sont pas des balles mais des jets de sang qui sortaient de ma mitraillette». A l’évidence, son rêve était directement lié à la mort de Ramel et Si Mourad. Je fus parcourue d’un frisson, me demandant comment réconforter Ali qui était en grande souffrance, ne supportant plus que le sort lui impose de regarder mourir ses frères sans pouvoir leur porter secours. Et ce n’était pas par manque de courage.
Hassiba et moi entourâmes ses épaules de nos bras et je lui dis : «Tu sais Ali, le courage, c’est aussi de pouvoir s’imposer une démarche contraire à ses principes lorsque les conditions et l’avenir de notre combat l’exigent. Tu sais bien qu’ils auraient été heureux de te voir mort, surtout toi, à côté de Athmane (Ramel) et Si Mourad, même si tu en avais abattu des centaines». Il ne put articuler que «Ya khtou…» et se mit à sangloter de manière irrépressible, longtemps. (…)

Derrière les moucharabiehs

Durant cette journée, Hassiba et moi nous parlâmes plusieurs fois, séparées par la rue Caton. Seules nos voix nous parvenaient. Hassiba était dissimulée aux regards par les moucharabiehs de la fenêtre des escaliers menant au premier étage de la maison du 4, rue Caton et moi, derrière les persiennes de la fenêtre de la maison d’Oukhiti qui lui faisait face, à partir de la chambre où El Kho, très mal en point et quasi-inconscient, était alité. Ce jour-là, nos échanges ne se limitèrent pas à la santé du frère ou à nos activités militantes, mais il fut aussi question de nos régions et de nos familles, découvrant même que des liens anciens les unissaient. La vallée du Chéliff de Hassiba s’étendait jusqu’au pied de l’Ouarsenis dont un versant dominait les hautes plaines de mon Sersou natal. Nos bavardages à travers les fenêtres nous rapprochèrent plus qu’à tout autre moment. J’en garde encore, gravée en moi, la voix cristalline de Hassiba, ses rires, ses évocations insolites d’anecdotes familiales intimes, elle qui nous avait habitués à une réserve à toute épreuve malgré son jeune âge. J’en garde encore et surtout cette présence-absence de Hassiba ainsi que les engagements pris l’une envers l’autre de vérifier des points obscurs auprès de nos deux familles, loin de nous imaginer que notre séparation ce jour-là par la rue Caton était le prélude à notre séparation définitive. Z. D.

 

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