Algérie, 50 ans d'indépendance, François Hollande s’engage à reconnaître les crimes coloniaux du 8 mai 45 et du 17 octobre 61.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

images--6-.jpgLe nouveau président français François Hollande compte marquer le 50e anniversaire de l’indépendance algérienne et de la fin de la guerre d’Algérie par une décision sans précédent : reconnaître les crimes coloniaux en Algérie. ” Il faut que la vérité soit dite. Reconnaître ce qui s’est produit.”, écrit M. Hollande, alors candidat aux élections présidentielles françaises, dans une lettre datée du 26 mars 2012 et dont le matindz a obtenu copie.

 

Il y reconnaît implicitement les massacres perpétrés lors des manifestations du 8 mai 45 à Sétif, qu’il qualifie de ” répressions sanglantes en réponse aux émeutes survenues dans le département de Constantine”, ainsi que la tuerie du 17 octobre 1961 qui a frappé notre émigration.images (7)-copie-2

À propos de ce dernier événement, le nouveau président français rappelle : “Vous vous souvenez peut-être qu’en hommage aux Algériens morts lors de la manifestation du 17 octobre 1961, j’ai déposé une gerbe, le 17 octobre 2011, au pont de Clichy, où des Algériens furent jetés à la Seine, il y a cinquante ans, par des policiers, placés sous les ordres de Maurice Papon, préfet de police. Au cours de cette commémoration, j’ai tenu à témoigner ma solidarité aux enfants et petits-enfants des familles endeuillées par ce drame.” Il faut que la vérité soit dite. Reconnaître ce qui s’est produit. Ce jour-là, j’ai agi en tant que socialiste. À l’avenir, ce sera sans doute à la République de le faire.”images--8-.jpg

Affirmant plus nettement son engagement, le président français écrit souhaiter que le 50e anniversaire soit l’occasion de cette initiative historique : «Il ne faut pas nous figer dans une commémoration qui sera forcément différente dans l’évocation, en Algérie et en France (…) Ce sera l’occasion de rappeler le passé : l’Histoire et ses douleurs multiples (…) Mon souhait, si je suis élu, est d ‘apaiser et de normaliser les relatiohs entre la France et l’Algérie. (…) Nous devons être dans une relation de confiance mutuelle et dans la construction de projets communs. Tant de liens humains, culturels et économiques nous unissent.»

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