Dr. Azza, centre de perfectionnement administratif ex. CFA d'Oran, Abus de Pouvoirs.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

1446205 84128Les anciens cadres du Centre national de perfectionnement et de recyclage des personnels des collectivités locales ex-CFA-d’Oran, rattaché au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, sont sous la menace d’une expulsion imminente des logements qu’ils occupent depuis plus de 17 ans. Ces six familles, dont deux femmes divorcées ont reçu une injonction d’huissier pour quitter leurs logements, émises par le ministère de l’intérieur qui veut récupérer l’immeuble.images--7--copie-1.jpg
Ces familles occupent ces logements depuis 17 ans payant les charges de cet immeuble. En effet depuis 1994, un ancien directeur et des enseignantes, ont été installés, avec des décisions, dans les logements qu’ils occupent à ce jour. Or dans le jugement, il est dit que « les occupants sont entrés sur les lieux par effraction et qu’ils les occupent de façon indue » ce qui est faux. Ils ont tous des décisions d’installation ; de plus, l’immeuble est décrit comme s’il se trouvait au sein du CFA, ce qui est aussi faux, puisqu’il est implanté à l’extérieur.
Parmi les enseignantes menacées d’expulsion, certaines auraient fait l’objet de “révocation illégale pour justifier après coup l’expulsion” et toujours selon leurs déclarations auraient subi des menaces verbales du directeur actuel : ‘Rendez-moi les clés si vous voulez être réintégrée.’ Ces enseignantes ont été injustement sanctionnées et leurs salaires ont été suspendus depuis juillet 2011. Alors que la commission de recours a ordonné leur réintégration, le directeur refuse toujours de s’exécuter. Sur cette question des sanctions administratives, les plaignantes disposent d’une correspondance de la chefferie du gouvernement, transmise à la wilaya et demandant le respect de la réglementation. Mais pour autant, elles n’ont pas été rétablies dans leurs fonctions. 
Contacté des journalistes, l’actuel directeur dément les propos des anciens cadres, arguant que tout a été mené dans le respect de la loi, passant sous silence les décisions de réintégration qui n’ont pas été exécutées. Pour ce qui est de l’expulsion, ce dernier persiste : “Ce sont des indus occupants, l’un d’entre eux est un ancien directeur en retraite, les autres n’ont rien à voir avec le centre de formation, et c’est la tutelle qui a demandé à récupérer son bien. D’ailleurs, le juge s’est basé sur l’acte de propriété.”Ce même directeur se trouva gêné lorsque les journalistes lui ont demandé de confirmer les propos évoquant des ordres émanant de la direction des ressources humaines du ministère. Quant à savoir quelle serait la future affectation de l’immeuble, le directeur reste évasif. Quant à la tutelle, aucune réponse n’a été donnée à nos sollicitations.
Comment les petits chefs locaux abusent de l’autorité que leur procure leurs postes, abusent de la faiblesse des femmes isolées et refusent d’exécuter les ordres de justice imaginant sans doute être au dessus des lois.

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