... La vraie identité du labeur ... par Abderrahmane BELFEDHAL.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

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Le disque de feu déclinait de façon spectaculaire vers le plein horizon, s’apprêtant à livrerimages--4-.jpg son âme au premier sursaut d’une plume vagabonde a la recherche des temps crépusculaires.

 

La nuit calme et douce, telle une enveloppe féerique s’est refermée sur le village. 

De temps à autre, un bruit quelconque et anonyme tentait âprement de se faire entendre  poussant l’audace à vouloir flirter avec l’immunité d’un espace royal que seule la plume vagabonde est capable d’en déchiffrer le code d’honneur. Le village dans son ampleur est déjà fin prêt pour une profonde méditation.  Peu à peu tout se range et s’étire vers la sollicitude et la quiétude.images-copie-2.jpg

Les jours les plus longs arrivent. Le soleil tel un mage qui venait de terminer son ultime numéro appelle désormais au regroupement final de ce que la main auguste avait pu jeter en grâce et en vertu dans les profondeurs des jours tant attendus et tant espérés.

Les jours les plus chauds s annoncent. Dans les classes de l’école l’heure est à la consécration.

La cour d’habitude assez bruyante à son tour s’est vue pleinement acquise pour le compte d’un élan vacillant entre la crainte et l’espoir que l’encrier, la plume et la parole conseillère ont accompagné tout au long des chemins menant vers le grand tableau noir, la cantine et le merveilleux écran de toutes ces images qui vous transposent bien loin et même au delà des limites du réel.

D’ici peu le fruit jadis à portée de toutes les mains appréciera le juste appétit.

Les jours les plus déterminants sans crier gare sont déjà parmi nous.images--1--copie-1.jpg

Dieu, eternel créateur de tous les bien faits, pardonne nous notre insouciance pour avoir douté un seul instant de nos réserves alors que l’avenir se dessinait ouvertement quand on avait entre les mains tout ce qui pouvait garantir le résultat le plus probant et le meilleur.

La nature, obéissant a des règles immuables, n’a jamais failli a son devoir.

L’homme bien que devenu le maitre, assez souvent perdait le sens du nord.

Les vrais trésors ne sont plus enfouis dans les labyrinthes des grandes cités, ils ne demandent qu’à être  recherchés en suivant les parchemins les plus élémentaires tracés par l’ardeur de pousser un peu plus les possibilités de faire toujours mieux.

Le mot de passe n’est pas un vain mot, il demandera toute fois a tout prétendant d’être réaliste et véritablement confiant en soi même.

La terre indulgente nous rend sans cesse, sans réserve et même  plus encore par rapport a ce que nous essayons de lui donner tant bien que mal.

Les moments passes à lire, à écrire et à apprendre nous ont toujours permis l’accès vers les rangs les plus honorables avec la pleine et grande satisfaction d’avoir enfin franchi le seuil le plus génial et le plus sensationnel  que la lumière a toujours mis au pas de celui qui essaye de voir avec ses yeux et son cœur que tout ce qui l’entoure est réellement a sa portée.

images--5-.jpgDu petit encrier a la truelle et jusqu’à la main qui jette aux sillons la moisson futureimages--6-.jpg

Tel est le chemin à parcourir et telle est la vraie identité du labeur à préserver dans toute sa plénitude.

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Abderrahmane BELFEDHAL.

Publié dans culture ثقافة

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