Les Pieds Noirs, ces Français d'Algérie, pour se rapprocher il faut s'écouter sans passion.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

430771_363652330342353_100000927687752_1073380_1310616796_n.jpg Bonjour, 

 

Après cinquante ans d'indépendance, et à mon humble avis, il faut écrire une nouvelle page entre Algériens et Français. Certes, la blessure est encore fraiche (qu'est-ce que c'est 50 ans dans la vie des nations?) mais il est impératif de dialoguer, sans passion aucune, et surtout permettre aux jeunes générations d'après 1962 de se rapprocher encore d'avantage.

 

Pour ce faire, connaissons-nous d'avantage, Politique à part, bien entendu.

 

Qui sont donc ces Français qu'on surnomme Pieds noirs? D'ou sont-ils? Comment sont-ils venu? Comment vivaient-ils en Algérie? Comment ont-ils vécu la séparation de leur Terre natale?

 

Laissons-les eux-memes répondre à ces questions à travers plus de soixante témoignages et écoutons-les avec notre coeur, sans passion.

 

Un ex.oranais, aux nouvelles générations:

 

A Génération 62
Bonsoir. Vous avez raison, c’est vrai, on ne demande pas souvent vos sentiments sur l’Algérie, à vous les très jeunes, ceux qui n’avaient que quelques années. Peut-être parce que la jeunesse c’est l’avenir et l’avenir pour vous, pour nous n’était plus en Algérie.
Je sais que je vais vous choquer ainsi que ceux qui liront. J’ai souvent pensé que la meilleure chose qui ai pu arrivé à ma génération, à fortiori la votre, c’était l’indépendance . J’avais seulement 14 ans en Juillet 1962 au moment du départ.
J’avais aussi la profonde tristesse de savoir que cette indépendance qui me «  »délivrait »" de cette Algérie devenue «  »folle »" avait «  »exigé »" son cortège de peur, de haine, de sang et de morts.
Je reste persuadé qu’il ne pouvait pas en être autrement, cela ne pouvait pas se passer autrement. Hélas.
Pour les plus jeunes, même ceux nés bien plus tard, aujourd’hui encore, il reste l’histoire, la grande et la petite, la généalogie aussi qu’il ne faut pas négliger et les pied-noirs sont «  »favorisés »" grâce aux précieuses archives du CAOM d’Aix en Provence.
Je sais que l’histoire de l’Algérie continue, pourquoi pas avec nous mais d’une autre manière à inventer !
Vous savez je rêve nos représentants respectifs à genoux devant une stèle commune à Sidi Ferruch pour un moment de communion scellant l’amitié entre nos deux peuples, un peu comme Kohl et Mitterrand à Verdun, sans reproche, sans revanche seulement vouloir êtres amis.
Si ça arrive un jour alors je saurais que mes chers anciens qui étaient arrivés, dès 1840 de France, de Suisse, d’Allemagne, d’Espagne et sans oublier mes anciens ‘arabes’ (comme on disait mais eux ils étaient là depuis bien plus longtemps, vous l’imaginez) seraient fiers de nous tous.
Bien cordialement et bonne continuation dans votre démarche.

 

La première partie raconte l’épopée de l’installation en Algérie. Elle décrit les conditions parfois extrêmement dramatiques dans lesquelles les familles ont abordé cette terre inhospitalière pour en faire leur nouveau territoire, fuyant un régime politique ou une situation économique difficile. Elle raconte le mixage de ces populations venues de toute l’Europe, qui vont finir par constituer la culture et l’identité Pied-Noir. Elle en montre la vie quotidienne, les aspirations, les luttes, les joies et les difficultés. Au-delà du folklore pied noir, elle permet de saisir comment une culture naît et se développe. C’est à la fois une étude sociologique, politique, culturelle et profondément humaine de la vie en Algérie, mais aussi de la France, de l’Europe et d’une époque.

 

Vient ensuite le fameux « Je vous ai compris !» de Gaulle, le 13 mai 1958, les dernières heures des Pieds Noirs en Algérie, les drames ultimes qui vont amener à la décision du départ et à l’arrachement vers un nouvel exil. Après les Accords d’Evian, certaines familles sont la cible d’assassinats, d’autres de « disparitions ». Plus de 3 000 Européens sont enlevés ou tués, dont la famille ne saura jamais ce qu’ils sont devenus L’OAS et le FLN rivalisent à coup d’attentats aveugles. Et puis survient le 26 mars 1962, date à laquelle l’Armée française tire sur les civils européens qui manifestent rue d’Isly à Alger. Quant aux Harkis, les autorités françaises les abandonnent à leur sort…
5 juillet 1962 débute la chasse à l’homme, où, dans l’euphorie des fêtes de l’Indépendance, quelques uns règlent leur compte avec les Européens d’Oran. Des événements qui finissent de convaincre les familles pieds noirs de fuir à bord de bateaux trop rares et bondés. En France, rien n’est prévu et les Français d’Algérie se heurtent à l’hostilité de la population française et à la suspicion de l’Etat. Pour beaucoup, les conditions d’hébergement des premiers mois vont être terribles. L’éparpillement des familles en Métropole, la mauvaise image des Pieds Noirs et le racisme dont ils sont victimes provoquent ensuite dépressions et silence. Convaincus de ne pas revenir, les Pieds Noirs chercheront alors à s’intégrer à tout prix et laisseront, pendant des années, les rumeurs, les idées fausses et les moqueries se multiplier. 

Publié dans histoire تاريخ

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