Nadir Bouzar, suite du récit du transport d'armes à bord du DINA, guerre d'algérie.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

500712 Si Boumédiène était à bord du DINA, petit bateau qui a fait

Egypte - Algérie, par mer, plein d'armes pour les révolutionnaires

algériens.

 

 

 

 

...Ah ! ce départ ! 21 tonnes d'armes automatiques et individuelles, de granades et de munitions. Je me suis presque battu pour qu'on laissat embarquer les munitions en meme temps que les armes et il a fallu abandonner 7 tonnes et demi des précieuses caisses sur le rivage pour disposer de la place nécessaire à un chargement prévu plus loin. Quelle rage ! Oui, l'émouvant départ ! Je vois encore le fournisseur d'armes venu nous saluer sur notre rafiot, dans la rade, après que j'eus embarqué matériel et hommes.

   Les moteurs tournaient, déjà.. On leva l'ancre. Il était 17 h 00. Quelle douceur que ce bateau, effleurant la mer presque sans bruit.

   Mes hommes, les résistants algériens, sont casés. Je vous les présente:

    - Boukharrouba, "l'homme à la caroube" (le Président Boumédiène),le chanteur,

      le scout, l'étudiant en lettres, grand, athlétique, blond aux yeux verts-bleus.

    - Si Ali, le petit kabyle, raleur, aux yeux bleus et aux cheveux blond-roux, éternel

       fumeur, autre étudiant.

    - Jilali, l'homme au profil de vautour, le maquisard de kabylie.

    - Zanati, le dur.

    - Si Mhammad, un brave bougre, amateur de sensations.

    - 2 autres étudiants que je ne peux nommer.

    L'équipage officiel du bateau.

     - un Tripolitain mécanicien,

     - un soudanais et un égyptien pilote et marin;

     - il y avait avec nous un autre homme, mousse et cuisinier.

    Le commandant de bord était le capitaine Jean..., un yougouslave

    Son second, le lieutenant B..., soudanais

    Le convoyeur et chef de mission: moi-meme.

    Le bateau :

    Peut-on appeler ça un bateau ? Il s'agit d'un canot de sauvetage aménagé en yacht.

    Onze mètres de longs. Deux moteurs à mazout. Pas de radio. Une cale dont

    l'ouverture donne sur le pont arrière. Une chambre à moteurs. Une minuscule

    petite cale à l'arrière ou peuvent se mettre deux ou trois hommes.

 

    Nous avions des provisions pour tenir jusqu'au bout du voyage qui devait durer

    8 jours.

 

    Nadir Bouzar.

 

 

 

 

 

Publicité

Publié dans histoire تاريخ

Commenter cet article