Tiaret, El-Houari DILMI, chroniques à lire absolument.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

viewlogo (8)Pas un sujet n’a été négligé dans ses textes publiés entre 1996 et 2011 par l’actuel chef de bureau du Quotidien d’Oran à Tiaret. Le drame des Ghazaouis, celui des harraga, la situation dans l’arrière-pays, tout est l’occasion pour cet être «réel, vrai, entier et total», de parler, tel un conteur, de la souffrance des hommes. Tous les hommes. Dilmi a souvent donné sa langue à Chalachou, «Pégase des temps modernes qu’enfourche tous les jours l’auteur pour survoler des contrées troubles d’El Djazaïr et d’ailleurs, s’y posant au gré des humeurs, des humours sensés ou franchement déraisonnables».

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Double en papier d’El-Houari Dilmi, Chalachou est un touche-à-tout que la situation actuelle du pays rebute. La Journée de la liberté de la presse était ainsi le moment propice pour Chalachou de donner son idée sur un sujet brûlant : la liberté de la presse. «Il paraît, selon une langue morte depuis des temps passés, que quand la plume a pour faiblesse de chialer, l’écrit n’a jamais eu le courage de rire jaune. C’est pourquoi, peut-être, par et pour ce seul et petit hic que le bouche à oreille est devenu le média le plus croyable et la rumeur la seule… diseuse de choses vraies», écrit Dilmi, qui a su déconstruire des mythes longtemps entretenus sur la presse et les journalistes.

Au hasard des recherches, l’on tombe dans la deuxième partie du recueil sur une chronique rédigée sur l’Aïd El Adha, que nous venions tout juste de fêter. L’Aïd algérien, d’Ibrahim El-Khalil à Panurge évoque les difficultés  auxquelles font face les Algériens pour honorer ce rite. «Assurément, tous les Algériens ne sont pas des moutons. Mais tous les moutons ne sont pas les seuls à être sacrifiés sur l’autel d’une fête frelatée. Avariée. Jusque dans son sens le plus profond. Ses enseignements détournés. Sa joie pillée. Son atmosphère empoisonnée. Son esprit confisqué. Son argent dilapidé», écrira avec des mots bien sentis l’auteur. Le fumeur de thé, Hakim Laâlam, a comparé ses collègues chroniqueurs aux décathloniens. L’effort ne les rebute pas et l’éternel recommencement est l’occasion pour ces forcenés de l’écriture, dont fait partie El-Houari Dilmi, d’offrir un regard sur l’actualité, revue et corrigée.

 

Nadir Iddir, sur El Watan.

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