Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Driss, mes meilleurs voeux du Ramadhan 2011, pour tous.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

119827.png 

ramadhan-karim.jpg

 

mes meilleurs voeux a l' occasion du mois sacré a toi , a ta famille,  et a tous ceux qui sont de l 'autre coté de la rive, inchallah tsoumou bessaha oual afia wa yatakabal allah mina oua minkoum sayamouna wa sayamoukoum.

Les damnés de la terre, envoi 3, du Dr.AZZA.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

1435551 e9436 

Les Damnés de la terre extrait 3 de la préface par JP Sartre


 



Au siècle dernier, la bourgeoisie tient les ouvriers pour des envieux, déréglés par de grossiers appétits, mais elle prend soin d'inclure ces grands brutaux dans notre espèce : à moins d'être
hommes et libres, comment pourraient-ils vendre librement leur force de travail. En France, en Angleterre, l'humanisme se prétend universel. 

Avec le travail forcé, c'est tout le contraire : pas de contrat ; en plus de ça, il faut intimider ; donc l'oppression se montre. Nos soldats, outre-mer, repoussant l'universalisme métropolitain,
appliquent au genre humain le numerus clausus : puisque nul ne peut sans crime dépouiller son semblable, l'asservir ou le tuer, ils
posent en principe que le colonisé n'est pas le semblable de l'homme.
Notre force de frappe a reçu mission de changer cette abstraite certitude en réalité : ordre
est donné de ravaler les habitants du territoire annexé au niveau du singe supérieur
pour justifier le colon de les traiter en bêtes de somme. La
violence coloniale ne se donne pas seulement le but de tenir en respect ces hommes asservis, elle cherche à les déshumaniser



L'ennui, avec la servitude : quand on domestique un membre de notre espèce, on diminue son rendement et, si peu qu'on lui donne, un homme de basse-cour finit par coûter plus qu'il ne rapporte.
Par cette raison les colons sont obligés d'arrêter le dressage à la mi- temps : le résultat, ni
homme ni bête, c'est l'indigène.
Battu, sous-alimenté, malade, apeuré, mais jusqu'à un certain point seulement, il a, jaune, noir ou blanc, toujours les mêmes traits de caractère : c'est un paresseux,
sournois et voleur, qui vit de rien et ne connaît que la force.



 

رمضان كريم Ramadhan 2011, pour tous les musulmans, de Ain-dzarit.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

561.png 

بمناسبة شهر رمضان الكريم يتقدم طاقمي  موقعي الانترنت لبلدية عين دزاريت ولاية تيارت بالجزائر باطيب التهاني بقدوم شهر الرحمة و الغفران  شهر البر و الاحسان  شهر العتق من النيران مبارك عليكم رمضان اعاده الله عليكم سنين عديدة و اعواما مديدة و كل عام و انتم بالف الف خير   

http://ain-dzarit1963.over-blog.com

http://ain-dzarit1911.over-blog.com

 

 

ramadan_comment_02.jpg 

les damnés de la terre, envoi 2, Dr.Azza.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

1435551 e9436 

Préface des "Damnés de la terre " JP Sartre extrait 2



Dans ces contrées dont le colonialisme a délibérément stoppé le développement, la paysannerie, quand elle se
révolte, apparaît très vite comme la classe radicale- elle connaît l'oppression nue, elle en souffre beaucoup plus que les travailleurs des villes et, pour l'empêcher de mourir de faim, il ne
faut rien de moins qu'un éclatement de toutes les structures.


Le colon n'a qu'un recours : la force, quand il lui en reste ; l'indigène n'a qu'un choix : la servitude ou la
souveraineté. Les pères, créatures de l'ombre, vos créatures, c'étaient des âmes mortes, vous leur dispensiez la lumière, ils ne s'adressaient qu'à vous, et vous ne preniez pas la peine de
répondre à ces zombies. Les fils vous ignorent : un feu les éclaire et les réchauffe, qui n'est pas le vôtre. Vous, à distance respectueuse, vous vous sentirez furtifs, nocturnes, transis :
chacun son tour ; dans ces ténèbres d'où va surgir une autre aurore, les zombies, c'est vous.

Dr. Azza, commentaire sur souvenirs d'écoliers.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

1435551 e9436 

 

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Azza sur l'article Souvenirs d'écoliers (1954/1962), par Hadj Cheikh Benzineb, Ain-dzarit, wilaya de Tiaret, Algérie., sur votre blog www.ain-dzarit.com

Extrait du commentaire:


Bonsoir, je viens de lire votre commentaire sur l’histoire des écoliers algériens des années 50, il me
semble que vous avez oublié de parler de quelque chose de très important : c’est le sujet  de l’histoire était enseignée aux jeunes
« indigènes ».  L’histoire de France insistant sur nos ancêtres les Gaulois, les dynasties françaises,  les différents rois et la révolution française. Aucune évocation des rois et gouverneurs autochtones.  Et le mépris
 des maîtres d’école envers ces écoliers de seconde catégorie : bruns, basanés, affamés et pauvres ; punis par les maitres de la manière la
plus humiliante : coups de chicote « falaqa », coup de bâton sur les extrémités des doigts et parfois une mini gégène les deux pouces pris ensemble et enfoncés dans les orifices
des prises électriques pour les punir des bavardages. Azza 

les damnés de la terre, envoi du Dr.Azza.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

1435551_e9436.gif 

Introduction aux  « Damnés de la terre » par JP Sartre Extrait 1



Il n'y a pas si longtemps, la terre comptait deux milliards d'habitants, soit
cinq cents millions d'hommes et un milliard cinq cents millions d'indigènes.
Les premiers disposaient du Verbe, les autres l'empruntaient.
Entre ceux-là et ceux-ci, des roitelets vendus, des féodaux, une fausse bourgeoisie forgée de toutes pièces servaient d'intermédiaires.



Une autre génération vint, qui déplaça la question. Ses écrivains, ses poètes, avec une incroyable patience, essayèrent de nous expliquer que nos valeurs collaient mal avec la vente de leur vie
qu'ils ne pouvaient ni tout à fait les rejeter m les assimiler En gros, cela voulait dire : vous faites de nous des monstres votre humanisme nous prétend universels et vos pratiques racistes nous
particularisent.
Nous les écoutions, très décontractés S'il y avait, nous disaient les experts, l'ombre d'une revendication dans leurs gémissements, ce serait celle de l'intégration. Pas question de l'accorder,
bien entendu : on eût ruiné le système qui repose, comme vous savez, sur la surexploitation. , nous étions bien tranquilles : quel indigène conscient s'en irait massacrer les beaux fils de
l'Europe à seule fin de devenir européen comme eux ?

Souvenirs d'écoliers (1954/1962), par Hadj Cheikh Benzineb, Ain-dzarit, wilaya de Tiaret, Algérie.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

100000927687752 

 Les hommes de valeurs sont ceux qui savent conserver le souvenir de ceux qui ont efficacement travaillé pour eux.

C'est dans ce contexte que s'inscrit le choix de l'école comme noyau des activités culturelles annuelles de l'association "Retrouvailles et continuité" présidée par le Docteur Kaouel MEGUENNI.

La conviction des organisateurs que la réalisation, la matérialisation de tous changements positifs, sociales, culturelles et politiques restent et demeurent la mission essentielle de l'école.

Pendant deux jours, durée de la fete (08 et 09 Juillet 2011), nous sommes conviés à revivre notre passé de villageois passifs avec ses souvenirs, réminiscences, visages, paysages, peur, angoisses, tendresse, espérance, qui se refractent dans une obsession qui sort de la grisaille et entre dans la lumière aveuglante de la réalité.

ecole-mixte.jpg 

La mission civilisatrice que les envahisseurs français aimaient tant à coller a leur sale opération d'occupation de notre chère patrie a finalement aboutit, en 1924, après un siècle de présence dévastatrice, à la construction de la première salle de classe (image ci-contre) de l'école du village de Ain-dzarit.

 

Jusque en 1938, l'école coloniale n'était fréquenté que par les européens.

Ce n'est qu'en 1939, je ne sais par quel miracle que l'administration coloniale locale autorisa la scolarisation des enfants d'indigènes, d'autochtones.

 

Quant à ma génération, enfants d'ouvriers saisonniers chez les colons, ou encore nettement enfants d'esclaves contemporains, puisqu'ils travaillaient beaucoup (14 heures par jour) pour ne recevoir que les miettes de l'effort consenti, c'est à dire 15 kilos de blé tendre, de quoi tromper la faim des enfants durant 15 jours. 

    lahondes-1958-copie-1.jpg

Pour revenir à ma scolarisation, je cite l'heureuse coincidence, alors que nos ainés prennent les armes et rejoignent le maquis (Novembre 1954), nous fumes scolarisés lors de la rentrée scolaire 1954/1955.

L'effectif scolaire de l'école comptait 35 européens et 21 autochtones.

Au fur et à mesure de mon parcours scolaire primaire la réalité se dessinait de plus en plus nettement.

la présence de dominés et de dominants.

De pauvres à l'éternité,

et de riches à l'éternité.

de gens condamnés à l'ignorance perpétuelle,

et de gens précurseurs des dons de la science et du savoir.

Je n'arrivais pas à m'expliquer cette différence choquante entre élèves européens et élèves Algériens.

 

Les élèves européens portaient des habits neufs, des habits de luxe, ils étaient bien nourris, ça se voyait à leurs gouters qu'ils apportaient avec eux et que j'arrivais à subtiliser par moments pour aller le déguster dans les lavabos. 

1954-C-Communion-1--jpg.jpg

Ils étaient bien soignés, bien coiffés, jamais malades, ils disposaient de fourniture scolaire plus que le nécessaire.

Tandis que l'autre partie de la population scolaire, celle à laquelle j'appartenais : nos habits étaient de haillons rapiécés par mille endroits, des fois retenus par des morceaux de fil de fer rouillé, des habits abimés.

Nous étions mal nourris : une demi galette à midi et l'autre moitiée le soir. Ceux qui arrivaient à s'assurer cette ration chaque jour, vivaient le Paradis sur terre.

Nous étions mal soignés, c'est à dire n'avoir jamais bénéficié d'une auscultation.

Nous étions mal coiffés, si ce n'était cette Chéchia à la bordure crasseuse, nos parents se trouvaient obligés de nous raser les cheveux. Des cheveux, foyer préféré ou se propageaient tranquillement les Poux.

Ces handicaps sociaux, matériels, psychiques ne nous ont pas empéché de réaliser les meilleurs résultats.

 Ignorant en quoi peut servir que de raconter aux jeunes d'aujourd'hui une journée de classe en 1960, pourtant j'ose le faire, invitant le lecteur à procéder à l'analyse qui s'y impose :

 

La rentrée dans la cour de l'école était prévue à 8 h moins le quart.

Une fois réunis dans l'enceinte de la cour, alors que les élèves européens trouvaient dans l'artifice des plaisirs bourgeois la source des joies de l'existance, les élèves Algériens, pour ne pas dire indigènes, s'informaient réciproquement des irruptions nocturnes au sein des foyers paisibles par les militaires français à la recherche des Fellagas. 

Juill2010-0029.jpg

 La cloche que je conserve toujours (image ci-contre) sonne, c'est la rentrée en classe, aussitot nous entamons LA MARSEILLAISE, l'hymne national français.

Et à propos de la marseillaise : J'ai appris et chanté KASSAMAN, l'hymne National Algérien en France, à Blaymard, dans le département de la Lozère en 1961 alors que j'étais en colonie de vacances.

Revenons à notre journée de classe, le chant de la marseillaise est suivi par la leçon de langage "la basse cour", la leçon de calcul, les nombres décimaux.

10 h 30 la récréation de 15 minutes.

Les élèves européens tiraient de leurs poches des casse-croutes bien emballés qu'ils dégustaient sous nos yeux, alors que nous, nous nous contentons d'admirer ces anges du ciel se rassasier alors que nous sentons une faim atroce.

De retour en classe : une leçon de dictée.

L'après-midi est entamé par une leçon d'histoire: "Abdelkader, l'ami fidèle de la France".

Je revois notre maitre se dépenser, s'abimer pour semer dans nos mémoires les germes du déracinement.

Il considérait et s'appliquait à faire de la leçon d'histoire la plus importante matière d'enseignement.

La salle de classe parlait histoire jusqu'à l'air que nous respirons.

De nos jours, l'enseignement de l'histoire est relégué au second plan.

Cheikh BENZINEB.

Le Dr. Azza, Hommage à Frantz Fanon.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

index 1 

Chaque génération doit, de l'obscurité relative, découvrir sa mission, l'accomplire, ou la trahir."


Nous avons hérité d'un pays, ou devrai-je dire vous l'avons
gagné de haute lutte , et nous devons aujourdhui mener notre barque contre vents et marées et maintenir le cap vers des jours meilleurs.

MAZURIER, nous écrit une deuxième fois de France.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

moi2 

Monsieur,


le seul reproche que je puisse vous faire est d'avoir écrit "pied noir radical qui refuse toujours
d'accepter que l'Algérie soit ALGERIENNE........!!."


Je vous remercie d'avoir supprimé ce passage et d'avoir publié mon courrier.


Recevez mes meilleures salutations et je ne manquerais pas continuer de  consulter votre blog.

L'auteur D'abord, ya ould Mazouri (le fils Mazurier), c'est comme ça que nous vous appellions dans le temps, vous devriez etre fier du village que vous portez toujours dans votre coeur.

Ain-dzarit, a enfanté des ingénieurs, des médecins, des professeurs d'éducation, des cadres de l'état et meme un doyen d'université. Ce petit village de quelques centaines d'ames a inculqué à ses enfants l'amour du prochain, l'honneteté, la sincérité, la franchise, le respect de l'autre.

Nos enfants ne connaissent pas la haine, ni la traitrise.

Nous faisons en sorte qu'ils connaissent leur passé pour qu'ils construisent leur avenir dans la sérénité et sans haine.

Vous etes l'un des fils du village, alors pourquoi vous afficher sur un site connu pour sa haine pour l'Algérie ? Nous avons remarqué que vous vous etes inscrit le 21 Juillet 2011 ? Nous aimerions bien ne plus voir vos coordonnées sur ce site infamant.

Admettez quand meme que nous refuser le droit de nous souvenirs c'est inacceptable, notre colère donc était justifiée.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>
google68dd3c13eca153a9.html