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La douloureuse histoire des Algériens en Nouvelle Calédonie, par Driss.الجزائريين المنفيين في كاليدونية على بعد 20.000 كيلومتر من ديارهم

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

9bed57a9ae9f5958f797a8c204b0e077ancienne-generation-d-algeriens-deportes-en-nouvelle-caledo.jpgAlgériens déportés en Nouvelle Calédonie, territoire Français dans le Pacifique.

les-algeriens-de-la-nouvelle-caledonie-generation-nouvelle.jpgles descendants Algériens en Nouvelle Calédonie. 

La douloureuse histoire des Algériens de Nouvelle-Calédonie L’histoire de la communauté algérienne de Nouvelle-Calédonie demeure méconnue. Ils sont pourtant nombreux, ces Algériens déportés dans le Pacifique à la fin du 19e siècle sur cette terre lointaine qu’ils nommaient "Caledoun". Dans le cadre de l’année des Outre-mer en France, l’exposition « Caledoun, Arabes et Berbères de Nouvelle-Calédonie d’hier à aujourd’hui » leur rend hommage pendant trois jours à l’Institut du monde arabe (IMA) de Paris (du 29 novembre au 1er décembre). L’occasion de revenir sur une épopée trop mal enseignée, voire taboue. Qui se souvient en effet de l’histoire de ces déportés qui ont pris racine sur ce "Caillou", à plus de 20 000 kilomètres de leur pays natal ? A partir de 1873, deux mille Nord-africains seront déportés en Nouvelle-Calédonie. Certains avaient participé à l’insurrection initiée en 1871 en Kabylie par Mohamed El-Mokrani, tombé au champ d’honneur à Oued Soufflat. Ils s’insurgeaient alors contre le remplacement de l’autorité militaire par des civils et l’obtention par les Juifs algériens de la nationalité française. Beaucoup périrent durant leur déportation, aux côtés de Communards parisiens qui subirent le même sort. La relégation sur le Caillou fut une façon, pour les autorités coloniales de l’époque, de vider l’Algérie des "fauteurs de troubles". Une manière, aussi, d’asseoir leur présence dans le Pacifique, sur cette île proclamée territoire français en septembre 1853 par l’amiral Febvrier-Despointes. La très puissante administration pénitentiaire française de Calédonie a ainsi attribué des terres à ces Algériens en fin de peine et à ceux bénéficiant de l’amnistie de 1895, en vue de maintenir leur présence et de leur assurer une descendance. Mais les bagnards arabes et berbères n’avaient pas eu le droit de faire venir leur famille. Les autorités françaises ont fait le tour des prisons de femmes de métropole en leur proposant d’épouser des prisonniers calédoniens en échange d’une remise de peine. Ainsi furent scellées des centaines d’unions métisses. Plus tard, les descendants ont tenté de préserver ce qui restait de leur culture en se mariant entre eux. La reconnaissance d’un destin commun L’Association des Arabes et amis des Arabes de Nouvelle-Calédonie est créée en 1969. La grande majorité réside aujourd’hui dans la vallée de Nessadiou et à Bourail, une petite ville proche de cette vallée, région où se trouve le cimetière musulman, symbole de l’implantation arabe et lieu de mémoire. Et ce n’est qu’en 1984 que l’historien algérien Seddik Touati découvre leur histoire et organise, deux ans plus tard, le premier voyage de leurs descendants en Algérie. Parmi eux, Taïeb Aïfa, aujourd’hui maire de Bourail. En visite en Algérie la semaine dernière pour la sixième fois, il participera cette semaine à une conférence débat en marge de l’exposition de l’IMA. « J’ai eu la chance d’avoir un poste politique et d’être connu, ce qui m’a facilité la tâche. Grâce à cela j’ai eu des relations épistolaires avec un petit-neveu. Je l’avais retrouvé en 1983, suite à un article de presse sur moi diffusé en Algérie », explique-t-il au quotidien Les Nouvelles Calédoniennes. Taïeb Aïfa a gardé des liens très forts avec son pays d’origine, notamment à travers les terres de son père dont la famille est toujours propriétaire. L’exposition de l’IMA représente pour lui « la reconnaissance d’un destin commun ». Rappelant que la communauté arabe et berbère est aujourd’hui bien intégrée en Nouvelle-Calédonie, il salue la proposition de la Kanake Déwé Gorodey, à l’initiative de l’exposition parisienne. Un destin commun soudé autour des conditions de vie difficiles, vécues de la même façon par les Arabes et les Berbères : « En Nouvelle-Calédonie, nous n’avons jamais voulu faire de différence entre Arabes et Berbères, car nous avons subi le même sort, alors qu’en Algérie il y a toujours des oppositions. Nous avons tous connu la misère et nous avons dû nous battre, peut-être plus que les autres, parce que nous portions des noms nord-africains », souligne-t-il. Petit à petit, les Algériens du Pacifique et leurs descendants se sont réapproprié leur histoire. La télévision algérienne s’est même rendue en Nouvelle-Calédonie en 2000 pour y tourner une série de reportages diffusés en prime time. Un succès, couronné par l’envoi de milliers de lettres d’Algériens à leurs cousins du Caillou. 

التاريخ المؤلم من الجزائريين في كاليدونيا الجديدة
التاريخ من الجالية الجزائرية في كاليدونيا الجديدة لا تزال غير معروفة. ترحيل هؤلاء الجزائريين إلا أنهم عديدة ، في المحيط الهادئ في أواخر القرن 19 على هذه الأرض البعيدة وصفوه "Caledoun". كجزء من السنة في الخارج في فرنسا ومعرض "Caledoun والعرب والبربر في الماضي والحاضر كاليدونيا الجديدة" تكريما لهم لمدة ثلاثة أيام في معهد العالم العربي (IMA ) في باريس (من 29 نوفمبر -- 1 ديسمبر). فرصة للعودة الى ملحمة جدا يدرس بشكل سيء ، أو حتى من المحرمات.
 
من يتذكر ذلك بسبب تاريخ هذه المبعدين الذين ترسخت على "Caillou" ، أكثر من 20 000 كيلومتر من وطنهم؟ من عام 1873 ، تم ترحيلهم على بعد ميلين شمال أفريقيا إلى كاليدونيا الجديدة. وكان بعض المشاركين في الانتفاضة التي بدأت في عام 1871 في منطقة القبائل التي كتبها محمد مقراني ، سقط في معركة في ضربة الواد. تمردوا ضد استبدال ثم من الجيش والمدنيين وأخذ من الجنسية الجزائرية الفرنسية اليهود. هلك الكثير خلال ترحيلهم ، جنبا إلى جنب مع الكومونة الباريسية الذين عانوا من نفس المصير.
 
وكان الهبوط الى Caillou طريقة للسلطات الاستعمارية في ذلك الوقت ، إفراغ الجزائر من "مثيري الشغب". أعلنت طريقة واحدة ، أيضا ، إلى تثبيت وجودها في المحيط الهادئ ، في جزيرة الأراضي الفرنسية في سبتمبر 1853 من قبل الاميرال Febvrier - Despointes. منحت قوية في السجون الفرنسية كاليدونيا هذه الأراضي للجزائريين على الإفراج المشروط والذين يستفيدون من العفو الصادر في عام 1895 ، للحفاظ على وجودها وضمان نسلهم. ولكنها لم المحكومين العرب والبربر سمح لجلب عائلاتهم. السلطات الفرنسية قامت بجولة في المدينة من سجون النساء في الزواج من خلال تقديم كاليدونيا السجناء في مقابل الحصول على عفو. تم اغلاق المئات من الملونين والنقابات. في وقت لاحق ، وقد حاول أحفاد للحفاظ على ما تبقى من ثقافتهم عن طريق الزواج بها.
 
 
الاعتراف مصير مشترك
 
تأسست رابطة أصدقاء عرب والعرب في كاليدونيا الجديدة في 1969. الغالبية العظمى الآن في وادي Nessadiou وBourail ، وهي بلدة صغيرة بالقرب من الوادي ، وهي منطقة فيها مقبرة مسلم ، رمزا للتسوية العربية ومكان الذاكرة. وأنه لم يكن حتى عام 1984 أن الصديق تواتي الجزائري مؤرخ اكتشف التاريخ ونظمت بعد ذلك بعامين ، والمتحدرين من رحلتهم الأولى إلى الجزائر.
 
من بينها ، الطيب عمدة لألعاب القوى للBourail الآن. في زيارة إلى الجزائر الأسبوع الماضي للمرة السادسة هذا الاسبوع وسوف يحضر المؤتمر نقاشا على هامش التعرض للIMA. وقال "كنت محظوظا بما فيه الكفاية ليكون لها مكتب سياسي والمعروفة حاليا ، مما جعلني أكثر سهولة. وبسبب هذا كان لي مراسلات مع ابن أخ كبير. كنت قد وجدت في عام 1983 ، في أعقاب مقال نشرته صحيفة عني في الجزائر "، وقال انه اليومية وكاليدونيا الجديدة. حافظت القوى الطيب علاقات قوية مع بلدانهم الأصلية ، ولا سيما من خلال أرض والده ، الذي لا يزال يملك الأسرة.
 
تعرض IMA يمثل بالنسبة له "الاعتراف مصير مشترك". مذكرا بأن الآن العربية والبربرية المتكاملة بشكل جيد في كاليدونيا الجديدة ، وأنه يرحب باقتراح من ديوي غورودي Kanake ، بناء على مبادرة من معرض باريس. عاش مصيرا مشتركا يلحم حول الظروف المعيشية الصعبة ، وبنفس الطريقة من قبل العرب والبربر : "في كاليدونيا الجديدة ، ونحن لم يكن يريد أن يفرق بين العرب والبربر ، كما عانينا من نفس المصير ، بينما في الجزائر هناك دائما معارضة. لدينا خبرة كل هذا البؤس وكان علينا أن المعركة ، ربما أكثر من غيرها ، لأننا ارتدى أسماء شمال أفريقيا ، "قال.
 
تدريجيا ، وقد استعاد الجزائريون في المحيط الهادئ وذريتهم تاريخهم. وقد سافر التلفزيون الجزائري حتى إلى كاليدونيا الجديدة في عام 2000 لتصوير سلسلة من التقارير البث في وقت الذروة. النجاح ، وتوج ذلك بإرسال الآلاف من الرسائل من الجزائريين لأبناء عمومتهم من Caillou.


Merci, monsieur le Président.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

 

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La délégation du comité juif américain venue en éclaireur en Tunisie, le 14 novembre, afin de sonder les réelles intentions de la nouvelle équipe dirigeante sur la rupture des relations diplomatiques avec Israël, susceptible d’être incluse dans la future Constitution tunisienne, a eu droit à deux comités d’accueil, à l’attitude diamétralement opposée.

Hamadi Jebali, secrétaire général d’Ennahda et, depuis peu, chargé de la direction du gouvernement temporaire, a ouvert sa porte au groupe emmené par Jason F. Isaacson, directeur du gouvernement et des Affaires internationales, tandis que celle de Moncef Marzouki, le président du CPR et récemment nommé président de la République, est restée hermétiquement close, en signe de fidélité aux principes qui l’honorent.

 


A la suite des émeutes en Tunisie, un citoyen parle en Arabe. Mr. Moncef MERZOUKI, il y a 10 mois, c'était un simple citoyen, nous l'avons publié, nous avons eu confiance en lui pour etre l'homme que les Tunisiens attendaient, maintenant il es Président de la Tunisie et il nous honore par son geste de ne pas recevoir les pro-israélien.

 

Valse de Jeunesse, dédié à Laid et Tahar, par Abderrahmane BELFEDHAL.

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

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 Trezel sougueur, c’est revivre l’allégresse du premier orchestre qui, des années durant avait enflammé les roses nuits de mon village. Les répartitions et les répétitions musicales tenaient lieu dans le sous sol  de l’unique bâtiment des diar el farah. Stupéfaits, pour la première fois on côtoyait  les instruments de musique ainsi réunis. L’accordéon et la batterie entre les mains des frères regard créaient en nous la sensation de vouloir s’envoler le plus loin possible. Les adultes et les enfants de tous les fileges s’en donnaient corps et âmes à l’euphorie d une danse qui pour la plupart des temps était dominée par le fleuron du village A. khaled. Sur la piste de la danse, le joli brun s attirait les foudres de guerre. Il était tout simplement une star.

Orchestre de mon village, musiciens formés dans la complainte de la rue et dans les cœurs d’une jeunesse profondément secouée par les aléas d’une vie difficile soutenue par la grâce d une grande ambition tintée de rêves inachevés, mais combien capable de surmonter les hautes cimes sans battre des ailes.samp39119dc4e60ff267.jpg

Vaillants animateurs éclairant les voies de moulay essoltane, sous l’ ovation éternelle liant le ciel a la terre et la lumière aux lumières des lumières  sallou sallou ala nbina allah allah mohamed yachfa fina allah allah Le sacre depuis les époques lointaines se dessinait lentement au fil des heures retraçant les repères d une tradition ancestrale que les générations avaient toujours honore et respecte.

Le ciel étoile scintillait encore à la faveur d’un calme qui venait de s’instaurer, les danseurs a leur tour avaient libère la piste. Les tasses de the et de café se vidaient et se remplissaient dans une atmosphère de détente et de grande joie. Brusquement des you you soutenus par la derbouka jaillirent de nouveau liberant du coup les sens et les voix sallou sallou ala nbina allah allah mohamed yechfa fina allah allah moulay essoltane visiblement atténué, le front humide, dans une joie indescriptible recevait le sacre que la tradition des vieux avait jalousement gardé. Le satin blanc confondu dans une emotion profonde s accrochait encore aux éléments d’une nuit qui s emblait être sans fin.

A la pointe de l’aurore, dans un émouvant bkaou ala kheir wehna mchina welli hebna ihaoues alina, le village libérait ses  dernières étoiles dans l’attente d’un jour qui avait déjà commence.        

samp50384d90db7a8c4c.jpgO valse de jeunesse pourra-tu pour une soirée, pour un instant si court soit il, te reproduire sur les lieux jadis témoins des fanfares et des parades s’exécutant fièrement dans la blancheur croisée au rouge des nobles sacrifices et au vert des champs d’honneur.

Orchestre aux lueurs vivantes, si les cheveux ont abandonné leur force de jeunesse, les doigts et la foi sont la pour redonner vie aux aléas endormis.  De l’accordéon a la batterie, en passant par la ghaita des nuits inoubliables du mawlid ennabaoui echarif, le fier village se souviendra de ses enfants et de ses époques merveilleuses.       

Sur la piste de leurs aines, le fameux trio d’el hidhab et les rossignols de l’andalousie ont magistralement illustré la splendeur d un village qui n a pas oublie.

Sallou sallou ala nbina allah allah mohamed yechfa fina allah allah. 

Mon village n’a pas oublié. Les enfants de mon village non plus.

Dédié aux ténors Ain-Dzaritois Guendouz Anas Laid et Tahar Belfedhal

BELFEDHAL Abderrahmane.

Sucre, Huile, Augmentation des prix, janvier 2011, responsables: Rebrab, Cévital ...

Publié le par Mohamed-Laid-Anas GUENDOUZ

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Le rapport de  la Commission d'enquête sur « la pénurie et la hausse des prix de certains produits alimentaires de large consommation sur le marché national » reste entouré de la plus grande confidentialité. Le président de l’Assemblée populaire nationale  (APN), Abdelaziz  Ziari,  a donné de fermes instructions  aux parlementaires afin de ne pas divulguer  son contenu à la presse, allant jusqu’à menacer ceux qui ne respecteraient pas cette règle de  sévères sanctions. TSA a consulté une copie du rapport. 

Le document se compose de 120 pages. Il est structuré en quatre  chapitres : « Audiences  et   visites  sur terrain »,   « Analyses des données »  (notamment  à travers les articles de presse),  « Axes de  l’enquête »,  et le dernier chapitre, le plus important, qui contient les « Conclusions et les recommandations de la Commission d’enquête ».

 

Deux principaux enseignements se dégagent du rapport : une impuissance de l’État face aux grossistes – ceux‑ci ont refusé de répondre à la convocation de la commission d’enquête – et une incompréhension totale des mécanismes de fonctionnement du marché et de la distribution. Le rapport révèle également l’ampleur des contradictions entre les différents ministres et responsables auditionnés. Mais surtout, il occulte la dimension politique et le contexte social et régional – le printemps arabe – des émeutes qui ont secoué le pays au début de l’année 2011.

   

Les principales conclusions du rapport

 

Le rapport explique la hausse des prix des produits de première nécessité par la décision des opérateurs, particulièrement de Cevital – leader du marché – d’instaurer de nouvelles règles avec les grossistes. « Le recours  de l’opérateur  Cevital  à  des mesures décidées  unilatéralement et sans concertation,  faisant notamment obligation aux grossistes  de   prouver le  dépôt légal des comptes sociaux  et exigeant la présence  du  détenteur du registre du commerce  ainsi que  l’obligation de paiement par chèque,  a instauré un climat de méfiance chez  les  grossistes , lesquels  se sont abstenus  de s’approvisionner en produits  alimentaires   comme le sucre et  l’huile »,  note le rapport. Cela a créé une pénurie  au niveau du marché. Une situation exploitée par les grossistes qui ont augmenté fortement les prix. Ces derniers ont procédé  aussi à l’épuisement des stocks  en prévision de l’entrée en vigueur en avril 2011 de  l’obligation de paiement par chèque pour toute transaction dépassant les 500 000 DA.

 

Une analyse des évènements contestée par Issâd Rebrab, patron de Cevital, cité dans le rapport. Il a déclaré aux enquêteurs : « les seuls documents exigés aux grossistes  pour  leur vendre les produits alimentaires sont  la carte fiscale et le registre du commerce », comme l’exige actuellement la loi. Durant la période des émeutes, les stocks chez les producteurs étaient considérables (3 mois chez Cevital). En revanche, ils étaient réduits chez les détaillants à cause de la rupture de la chaîne d’approvisionnement. Les détaillants ont alors augmenté leurs prix.

 

La Commission parlementaire évoque d’autres phénomènes qui  ont interféré sur le marché national des produits alimentaires et provoqué des perturbations. La spéculation  vient en tête avec le fait que les commerçants pratiquent des prix relativement élevés sur les produits stockés avant la crise. Le  document  passe également  au crible le fonctionnement de l’Office national du lait et de l’Office  national des céréales. « Mauvaise  gestion, manque de transparence dans la gestion de  l’argent  public et  la non‑maîtrise  des  opérations d’achat des  produit alimentaires  de première nécessité  sur le marché international »,  sont autant de griefs  retenus  contre les deux  organismes. L’Onil  est  cité comme la source principale de la pénurie de lait. Les autres raisons signalées dans le rapport concernent  la mauvaise organisation du marché  et l’inefficacité  des mécanismes de contrôle ainsi que la suppression du principe des  quotas.

   

De nombreuses contradictions entre les différents responsables

 

Le rapport révèle de nombreuses contradictions dans les propos des responsables directement concernés par la gestion des prix. Exemple : selon Mustapha Benbada, ministre du Commerce, cité dans le rapport, c’est la décision du gouvernement d’instaurer le chèque qui a provoqué cette crise. « Les grossistes ont  acheté les produits en question en  grande  quantité avant l’entrée en vigueur de cette mesure. Cela a perturbé  le marché », a‑t‑il dit aux enquêteurs. Mais si les grossistes ont acheté les produits en grande quantité, d’où vient alors la pénurie ?

 

Les propos de Benbada sont également contredits par Mohamed Leksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie, et Karim Djoudi, ministre des Finances. Pour M. Leksaci, « il  n’y a aucun lien entre l’augmentation  des prix des  produits alimentaires et la pénurie constatée sur le marché national  avec  le recours  au paiement  par chèque ». Laksaci met en cause « un marché interne déstructuré et les limites de la politique de subvention, en l’absence de contrôle ».

 

Même constat chez Karim Djoudi : l’obligation de paiement  par chèque  prévu  par le gouvernement n’a pas contribué d’une manière ou d’une autre à la pénurie des produits  alimentaires de base, selon lui. « Ce n’est pas la première fois qu’on impose  cette règle », argumente‑t‑il devant les enquêteurs.

 

Karim Djoudi  rappelle en revanche que la hausse des prix  du pétrole  a eu des retombées directes sur les frais de production et de transport. Mais sur ce point, le premier argentier du pays est contredit par un autre membre du gouvernement. Selon Amar Tou, ministre des Transports, « durant le dernier trimestre 2010 et  le premier trimestre 2011, les dépenses  des  ports ,  ayant trait aux  deux   produits « sucre  et  à l’huile n’ont connu  aucun  changement ». « J’ai  personnellement consulté  les  factures de transport  et de livraison, je n’ai constaté aucune augmentation », a‑t‑il ajouté, selon le rapport. Comprendre : la hausse des tarifs des transports n’a eu aucun impact sur les prix du sucre et de l’huile, contrairement aux affirmations du ministre des Finances.

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