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493 articles avec notre quotidien اشتغالاتنا

Algérie, Benghabrit essaye de DIVISER le Peuple Algérien, امتيازات خاصة لأبناء منتسبي الجيش والشرطة والجمارك

Publié le par Laïd Sahari

5959

وجهت وزيرة التربية الوطنية، نورية بن غبريط، تعليمة إلى مديري التربية للولايات، بمجرد استئنافها مهامها عقب انقضاء عطلتها السنوية، تحثهم فيها على ضرورة التكفل الجيد بالتلاميذ من أبناء الأسلاك النظامية "شرطة، درك وطني، جيش، جمارك"، من خلال اتخاذ جملة من الإجراءات اللازمة، على شاكلة "امتيازات" لتسهيل تمدرس هذه الفئة، بإزاحة كافة العراقيل، وذلك بمنحهم الأولوية في التسجيل خاصة بأقسام التحضيري والسنة الأولى ابتدائي بتوفير مقاعد، وضمان تسجيلهم بالمؤسسات التربوية القريبة والقريبة جدا من مقر سكناهم أو بالمؤسسات المطلوبة من قبل الأولياء، إلى جانب منحهم الأولوية في "التحويلات" على اعتبار أن طبيعة مهنة الموظف بالسلك النظامي تفرض عليه التنقل من ولاية إلى أخرى وبالتالي فهو ملزم بتحويل أبنائه.

Algérie, Ouyahia execute les Ordres de Ali Haddad et Saïd Bouteflika.أويحيى يمتثل ل.علي حدّاد

Publié le par Laïd Sahari

5958

استدعى الوزير الأول، أحمد أويحيى، الشركاء الاقتصاديين والاجتماعيين، لاجتماع يعقد الأربعاء القادم 23 أوت، دون تحديد جدول أعمال للقاء. وحسب مصادر "الشروق" سيكون اجتماع الثلاثية والدخول الاجتماعي المقبل وحتى الوضع الاقتصادي للبلاد أهم الملفات المفتوحة للنقاش. ويعتبر هذا الاجتماع من أولى نشاطات أويحيى بعد تسلمه شؤون تسيير قصر الدكتور سعدان، خلفا لعبد المجيد تبون.

 

Les doutes sur la capacité de Bouteflika à diriger le pays accentués par le limogeage de Tebboune.

Publié le par Laïd Sahari

5957

Celui qui dirige le pays est inconscient ». La phrase n’est pas sortie de la bouche d’un chef de l’opposition traditionnelle. Elle émane d’un homme, considéré plutôt comme un allié du pouvoir. Pour la première fois, en effet, Abdelaziz Belaid, chef du Front Mostakbel, évoque un sujet jusque-là tabou pour les partis politiques, qui gravitent autour du système : la capacité du chef de l’État à diriger le pays.

En commentant le limogeage de Tebboune, Abdelaziz Belaid a déclaré, hier vendredi : “Le message adressé au peuple, c’est que maintenant, et nous devrons avoir peur parce que celui qui dirige est inconscient“. Même s’il ne cite pas le nom du président, l’ancien secrétaire général de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA), parlait bien sûr de Bouteflika, dont l’état de santé chancelant, alimente les rumeurs et les interrogations sur la manière et l’identité de celui dirige réellement en Algérie.

Censé montrer que le chef de l’État exerce pleinement son pouvoir, le limogeage de Tebboune, moins de trois mois après sa nomination, a provoqué l’effet inverse. Le cafouillage autour de la nomination éphémère (pour la seconde fois) de Messaoud Benagoun au ministère du Tourisme a accentué le sentiment d’un pays non-dirigé. Les doutes sur la capacité de Bouteflika à diriger le pays n’ont pas jamais été aussi forts. Après l’opposition, ils gagnent désormais la périphérie du système.

Car, Abdelaziz Belaid n’a pas le profil d’un opposant. Il a grandi et fait une grande partie de sa carrière politique au sein du système. Après avoir quitté l’UNJA, une organisation satellitaire de l’ex-parti unique, et démissionné du FLN en 2011, Abdelaziz Belaid, a lancé son parti en 2012. Il obtient l’agrément sans difficulté et prend part aux présidentielles de 2014, où il se classe troisième, derrière Abdelaziz Bouteflika et Ali Benflis, mais devant Louisa Hanoune, Ali Fewzi Rebaine et Moussa Touati.

Un score surprenant, pour une première participation à la présidentielle, qui avait suscité des interrogations, sur un éventuel coup de pouce de la présidence. Lors des législatives de 2014, son parti crée également la surprise en obtenant 14 sièges, devançant des partis 

plus anciens comme le RCD et le PT, ce qui avait également suscité des spéculations sur un soutien indirect de l’ex-premier ministre Abdelmalek Sellal.

Logiquement, Belaid aurait dû se comporter comme Amara Benyounes ou Amar Ghoul, qui applaudissent tout ce que fait le président Bouteflika, même lorsqu’ils sont exclus du gouvernement. Mais il a choisi de sortir des rangs. Sa déclaration surprenante pourrait signifier que le consensus au sein des clans au pouvoir commence à se fissurer et que l’hypothèse d’un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika devient problématique.

 

Algérie, URGENT: Ali Haddad nomme les ministres du gouvernement Ouyahia.-

Publié le par Laïd Sahari

5956

Le Président de la République, Ali Haddad, a nommé, ce jeudi 17 août, les membres du gouvernement, a annoncé un communiqué de la présidence de la République, diffusé via l’agence officielle.

Premier ministre : Ahmed OUYAHIA

-Vice ministre de la Défense, Chef d’Etat Major de l’ANP, Ahmed GAID SALAH

-Ministre des Affaires étrangères: Abdelkader MESSAHEL

-Ministre de l’Intérieur et des Collectivité locales et de l’Aménagement du

-Territoire : Noureddine BEDOUI

-Ministre de la Justice, Garde des Sceaux: Tayeb LOUH

-Ministre des Finances : Abderrahamane ROUIA

-Ministre de l’Energie : Mustapha GUITOUNI

-Ministre des Moujahidine : Tayeb ZITOUNI

-Ministre des Affaires religieuses et des Wakfs : Mohamed AISSA

-Ministre de l’Education Nationale : Nouria BENGHABRIT

-Ministre l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Tahar HADJAR

-Ministre de la Formation et de l’Enseignement Professionnels : Mohamed  MEBARKI

-Ministre de la Culture : Azzedine MIHOUBI

-Ministre de la Poste et des Télécommunications, des Technologies et du numérique :  Houda Imane  FERAOUN

-Ministre de la Jeunesse et des Sports : El Hadi OULD ALI

-Ministre de la Solidarité Nationale et de la Famille et de la Condition  féminine : Ghania EDDALIA

-Ministre de l’Industrie et des Mines : Youcef YOUSFI

– Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche,  Abdelkader Bouazgui

– Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar

– Ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi

-Ministre de la Communication, Djamel Kaouane

-Ministre des Travaux Public et des Transports, Abdelghani Zaâlane

-Ministre des Ressources en Eaux, Hocine Nacib

-Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Hacène Mermouri.

-Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière,  Professeur Mokhtar Hasbellaoui

-Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali

-Ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua

-Ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati

-Par ailleurs, et conformément à l’article 92 alinéa 6 de la Constitution,  M. le président de la République a également nommé à ce jour, M. Ahmed  Noui, Ministre, Secrétaire général du gouvernement.

Haddad, Ouyahia et Bouchouareb le pilleur et le Fossoyeur de Sider El-Hadjar ...

Publié le par Laïd Sahari

5954

Situation financière catastrophique à Sider El Hadjar : Le dg quitte le complexe.

Le complexe sidérurgique d’El Hadjar a un nouveau directeur général. Retraité, Mohamed El Hadi Laskri qui assurait cette mission a quitté l’usine le 8 août, après une année d’exercice. Il a été remplacé par Maatallah Shemseddine, un jeune cadre de formation sidérurgique. Avant cette nomination, ce dernier occupait le poste de directeur des opérations au même complexe.

C’est ce qu’indique une décision écrite et signée par le président du conseil d’administration, Habbèche Maâmar, un retraité du secteur bâtiment, dont El Watan détient une copie. Ce départ intervient au lendemain de la parution d’un article documenté sur ces mêmes colonnes (El Watan du 7 août) traitant de la situation financière catastrophique qui prévaut à Sider El Hadjar.

En effet, outre un capital social négatif, ce dernier croule sous une dette de plus de 110 milliards de dinars. Pour assainir cette situation chaotique, l’Etat algérien doit éponger cette dette. Ces chiffres colossaux ont été déterminés par un plan de redressement établi par des experts financiers à la demande du nouveau ministre de l’Industrie, Mahdjoub Bedda.

Contents, les sidérurgistes l’étaient au lendemain de l’annonce de cette nouvelle qui, semble-t-il, entame le début de la fin du recrutement des retraités et leur départ du complexe. «Nous sommes très contents de cette décision qui augure d’un bon présage pour l’avenir du complexe. Nous espérons que Bédiar Ali, le PDG du groupe Sider El Hadjar, un retraité du secteur du bâtiment, sera également concerné par une décision similaire au même titre qu’Ahmed Yazid Touati, l’actuel PDG du groupe Imetal, lui aussi un retraité de Batimetal», estiment des jeunes cadres de Sider El Hadjar.

En effet, selon des sources proches de ce groupe, les retraités du bâtiment qui sont à la tête du groupe Sider et Sider El Hadjar ne sont pas spécialistes dans le domaine de la sidérurgie. «Tous issus du secteur du bâtiment, ils ne peuvent apporter aucune valeur ajoutée aux ressources humaines du complexe. La science du bâtiment n’a jamais servi celle de la sidérurgie. Donc, leur venue n’est pas liée à la mission principale, celle de la réfection du complexe d’El Hadjar.

Elle pourrait être expliquée par la convoitise du riche patrimoine immobilier de la société, dont le site de Hydra (Alger) et les appartements et villas de Annaba», révèlent les mêmes sources. Ils auraient été désignés pour s’accaparer le patrimoine de Sider, réparti à l’échelle nationale sur injonction d’un politique et la bénédiction de l’ex-ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb. Du côté du syndicat de l’entreprise, le temps est à la stabilité sociale.

En effet, selon Amouri Noureddine, le jeune secrétaire général du syndicat de l’entreprise qui a confirmé le départ du désormais ancien directeur général : «Nous sommes également très heureux qu’un jeune sidérurgiste puisse diriger notre complexe. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, nous avons accordé à tous les sidérurgistes un don de 10 000 DA, un prêt de 20 000 DA et une augmentation de prime de scolarité qui de 2500 DA passe à 3000 DA/enfant scolarisé. Nous avons avancé aussi les salaires à la veille de l’Aïd El Adha.»

 

Ainsi, la politique du nouveau ministre de l’Industrie et des Mines fait mouche dans le milieu des sidérurgistes à Annaba. En effet, aussitôt installé dans ses fonctions en remplacement à Abdessalem Bouchouareb, Mahdjoub Bedda a frappé fort en mettant fin aux fonctions de cinq hauts cadres responsables au niveau de son département, dont Ali Oumellal et Haddouche, respectivement directeur général et directeur du secteur public marchand. «Nous souhaitons que des décisions similaires dans ce même contexte frapperont au niveau du groupe Sider et Sider El Hadjar où plusieurs retraités partiront et les jeunes cadres prendront les rênes du complexe», espèrent les jeunes cadres.

Algérie, Haddad aidé par les 2 saïd, nomme Ouyahia ...و الكارثة تستمر

Publié le par Laïd Sahari

5953

 

الصحف العالمية والمحلية تركز على حملة تبون ضد رجال المال في تحليلها لسبب إقالته

تعيين أحمد أويحيى وزيرا أولا، خلفا لعبد المجيد تبون الذي أقيل بعد فترة قصيرة من تعيينه قد يحمل في طياته العديد من التساؤلات والمفاجآت، خاصة وأنه يأتي في ظروف مميزة، وهو ما جعل أغلب الصحف والمواقع الاخبارية المحلية والعالمية تتفاعل مع الحدث.

فموقع العربية عنون مقالا بـ” الجزائر..رجال الأعمال يطيحون برئيس الوزراء تبّون”وقال صاحب المقال عجلت المواجهة التي فتحها رئيس الوزراء الجزائري السابق عبد المجيد تبون ضد رجال الأعمال والمال النافذين في البلاد بإقالته بعد أقل من 3 أشهر على تعيينه في المنصب، بسبب انزعاج الدوائر المقربة من السلطة من القرارات التي اتخذها ضدهم والتي أحدثت ضجة في البلاد، في وقت تسعى فيه السلطات إلى معالجة المشاكل الاجتماعية وتنويع الاقتصاد”.

وقال الموقع إن تبون اختاره بوتفليقة لتولي منصب الوزير الأول ومنحه ثقته وذلك تقديرا واعترافا منه بمجهوداته ومساهمته في القضاء على جزء من أزمة الإسكان، غير أن هذه الثقة لم تدم طويلا بسبب القرارات التي اتخذها تبون والتي استهدف من خلالها رجال الأعمال.

أما الجزيرة.نت فعادت للخلاف بين تبون وشقيق الرئيس السعيد بوتفليقة وقالت في خبر اقالة تبون ” وقبل أيام ثارت تساؤلات بالجزائر بشأن مستقبل تبون في ظل ما تردد عن صراع صامت مع سعيد بوتفليقة شقيق رئيس الجمهورية ومستشاره الخاص الموصوف بالشخصية الأكثر نفوذا في البلد والذي تعتبره أطراف الرئيس الفعلي في الجزائر منذ أن غيب المرض عبد العزيز بوتفليقة”.

موقع روسيا اليوم هو الاخر كتب موضوعا عن تنحية تبون وربطه بعطلة تبون التي دامت 15 يوما، وقال “ويرى مراقبون أنه كان الأجدر برئيس الوزراء المقال أن يلتزم بما صرح في البرلمان، حين أكد أنه لن يأخذ عطلته، وهو المأخذ ذاته على الوزراء لحداثة تعيينهم بعد تشكيل حكومة تبون في 25 ماي 2017”.، وأضاف “ولم يُعلن عن أسباب الإقالة إلا أنها تأتي بعد أيام من خطاب شديد اللهجة وجهه الرئيس بوتفليقة لرئيس الحكومة داعيا إياه لتغيير السياسات.

لوموند الفرنسية قالت في مقال مطول إن أسباب تنحية تبون ترجع الى عدم التجانس بين رؤيته ورؤية رئيس الجمهورية في معالجة القضايا، ونقلت الصحيفة عن مصدر مقرب من الرئاسة قوله “إن رؤية الوزير الأول لا تتماشى مع رؤية الرئيس”، قبل ان تتحدث عن مشاكل في الاتصال وقعت بين الطرفين، وهو ما عجل برحيل تبون بحسب الصحيفة.

أما موقع “لوفيغارو” فعاد في معالجته لقضية تنحية تبون إلى محاولة هذا الاخير فصل المال عن السياسة، معتبرا أنه سبب تنحيته حين قال “ويرى مراقبون أن عبد المجيد تبون يدفع ثمن نيته المعلنة لمعالجة العلاقة بين بعض رجال الأعمال وكبار السياسيين. في تقديم برنامجه”.

أما الصحافة المحلية فكان تفاعلها مع الحادث بشكل أوسع فقد كتبت صحيفة “لوسوار” مقالا مطولا بعنوان “إقالة سريعة لتبون وعودة غير متوقعة لأويحيى

وقال صاحب المقال إن تنحية تبون كانت متوقعة في أول يوم من استئنافه للعمل، واعتبر أن الحملة الشرسة التي تعرض لها تبون لم تبق أي مجال للشك في إقالته، وأضاف أن كل التوقعات كانت تحوم حول تعيين بدوي وزيرا أولا نظرا للتغطية الاعلامية التي صاحبت نشاطه مؤخرا غير أن بوتفليقة اختار شخصية أثقل وزنا ويملك من الخبرة في مثل هذه المواقف الكثير

أما جريدة النهار فنقلت عن المحلل السياسي عامر رخيلة قوله  إن الوافد الجديد إلى الوزارة الأولى رجل دولة بامتياز باعتراف المؤيدين والمعارضين له، على اعتبار أنه تقلد العديد من المسؤوليات في فترات صعبة اتخذ فيها العديد من القرارات الجريئة، سواء كانت سياسية أو اقتصادية. وأضاف المتحدث في تصريحه لـ«النهار»، أن أحمد أويحيى تجده مستعدا في كل الأوقات ولأي موقف مهما كان صعبا، مشيرا إلى أن الظرف الاقتصادي الراهن يحتاج إلى رجل مثله يعمل بصمت وبجرأة كبيرة بعيدا عن المجاملة.

الخبر عنونت على صفحتها الأولى “اسرع تغيير حكومي”، وقالت “قرار رئيس الجمهورية، جاء بعد التعليمات التي أصدرها عبد العزيز بوتفليقة معربا فيها انزعاجه من أداء الحكومة خاصة ما تعلق بعلاقتها برجال الأعمال، في تلميح صريح للقبضة الحديدية بين الوزير الأول وعلي حداد.

ولم يمض على تعيين عبد المجيد تبون، أكثر من شهرين و20 يوما، وقصر هذه المدة رشحت الكثير من المتتبعين أن يستمر عبد المجيد تبون في منصبه إلى غاية الانتخابات المحلية على الأقل، حتى وأن أجمع الملاحظون بقاءه في منصبه أبعد من هذا التاريخ، غير أن رئيس الجمهورية فاجأ الجميع باختياره انهاء مهام الوزير الأول فور عودته من العطلة التي أسالت هي أيضا الكثير من الحبر”

Le Président Algérien, Ali Haddad, Nomme Ahmed Ouyahia Premier Ministre.-

Publié le par Laïd Sahari

5952

Le Président de la République, Ali Haddad, a mis fin mardi aux fonctions du Premier ministre Abdelmadjid   Tebboune et a nommé Ahmed Ouyahia à ce poste, indique un communiqué de la   Présidence de la République.

"En application de l'article 91, alinéa 5 de la Constitution, son   Excellence M. Ali Haddad, Président de la République, a mis fin,   ce jour, aux fonctions de Premier ministre, exercées par M. Abdelmadjid   Tebboune", précise la même source.

 

  "En application des mêmes dispositions constitutionnelles, et après   consultation de la majorité parlementaire (le RND), le Président de la République a   nommé M. Ahmed Ouyahia, Premier ministre", ajoute le communiqué.

« On n’a rien compris à ce qui se passe au sommet de l’État. Pour la première fois, un Premier ministre est nommé, présente le plan d’action qui a été adopté par le Parlement avant d’être limogé trois mois plus tard. Il est remplacé par un ancien Premier ministre qui a été limogé en 2012 de la même manière lorsqu’il a annoncé que le pouvoir a été malmené par la mafia politico-financière. Aujourd’hui, on constate que tout est lié à l’échéance de 2019. Soit, c’est le nouveau premier ministre qui va organiser la succession, soit c’est lui qui sera candidat. Ce n’est pas de cette manière qu’on règle les problèmes vécus par les Algériens sur le plan politique, financier ou social. Le climat est exécrable et on a ramené la personne idéale, celui qui s’est auto-qualifié l’homme des sales besognes ».

« C’est un dysfonctionnement institutionnel sans précédent. Ça ne se passe qu’en Algérie : on dégomme un Premier ministre trois mois après sa nomination. Cela explique la gravité de la situation dans laquelle se trouve le pays, mais aussi la vacance au sommet de l’État », ajoute-t-il. Avant de conclure : « Aujourd’hui est le temps de se poser la question qui nomine les ministres et qui les dégomme ? On le sait plus ».

« Le coup d’État, dont nous avions déjà parlé, vient de se concrétiser ». « Il est claire maintenant que le pouvoir appartient au clan présidentiel entouré des hommes d’affaires qui l’ont fabriqué. Ils viennent d’ouvrir des portes extrêmement dangereuses pour l’avenir du pays », affirme-t-il. « Nous sommes face à une situation très dangereuse d’où la nécessité de prendre les choses en main, en activant l’article 102 de la Constitution », conclut-il.

 « (Ce changement) témoigne de l’anarchie généralisée qui règne au sommet de l’Etat. Nous avons déjà vécu cela avec un ministre de 24 heures. Ce qui est valable aujourd’hui ne l’est plus demain avec un système comme le nôtre. Il n’y a pas de cap. Ils sont dans le flou total. Je vous rappelle que nous avons été l’un des rares partis politiques, pour ne pas dire le seul parti, à avoir dit dès le départ que Tebboune n’avait aucun pouvoir et que tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du chef de l’État. Ce revirement de dernière minute en est la preuve. Pour ce qui est du choix du nouveau Premier ministre Ahmed Ouyahia est connu comme étant un serviteur zélé du régime et l’homme des sales besognes ».

Abdelaziz Bouteflika, Le Président, est-il aux commandes en Algérie? هل بوتفليقة يرأس الجزائر؟

Publié le par Laïd Sahari

5951

 

Face à l’opacité qui entoure la gestion de l’institution présidentielle, l’opposition se pose de plus en plus des questions sur les capacités de Bouteflika à continuer à assumer ses fonctions.

Demande de destitution, dénonciation de l’existence d’un «pouvoir parallèle» et inquiétudes sur les risques d’une dérive. Quelques semaines après le début de la polémique entre le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, et le président du FCE, Ali Haddad, les langues se délient. La classe politique, notamment l’opposition, sort de sa réserve et s’inquiète des conséquences de cette lutte du pouvoir sur la sécurité du pays. Silencieux depuis le début de ce qui est devenu maintenant un feuilleton de l’été, Ali Benflis a rompu son silence.

A l’issue de la réunion de son bureau politique, son parti, Talaie El Hourriyet, rappelle que cette crise que connaît le sommet du pouvoir «influe négativement sur la gestion des affaires de l’Etat» et elle est «significative d’une aggravation de la crise de régime et de la profondeur de l’impasse politique générée par la vacance qui perdure au sommet de l’Etat», «impasse qui a dégénéré, en un délitement des institutions et constitue un danger pour la stabilité du pays et la sécurité nationale».

Plus loin, le parti de Ali Benflis rappelle que «les milieux d’affaires qui soutiennent le régime   n’auraient jamais été mis en cause s’ils n’avaient pas été suspectés de vouloir peser sur les choix liés au rendez-vous électoral de 2019 qui constituent, pour le pouvoir, une ligne rouge à ne pas franchir». Plus précis, le parti Jil Jadid de Soufiane Djilali appelle à l’application de l’article 102 de la Constitution  qui évoque des cas d’incapacité du Président à gouverner «pourra éviter à l’Algérie une aventure gravissime», cela à défaut «d’une démission en bonne et due forme du président de la République».

Le jeune parti politique accuse clairement l’entourage du chef de l’Etat d’usurper ses fonctions. «L’accord tacite entre le Président et son entourage était simple : le Président mourra en tant que Président, quels que soient son état et la durée de sa maladie. En retour, le clan assumera le pouvoir en son nom et préparera la succession le moment venu à sa convenance.» Avant ces deux formations, l’homme politique et ancien ministre, Noureddine Boukrouh, a évoqué, lui aussi, une vacance du pouvoir.

«Si ce qui est imputé au président Abdelaziz Bouteflika par Ennahar TV émane réellement de lui, cela voudrait dire que nous ne sommes plus en présence d’un homme affligé d’une défaillance physique, mais aussi, depuis peu, d’une déficience mentale.» En conséquence de quoi, il préconise : «Sa destitution immédiate s’imposerait alors comme une nécessité devant l’apparition de signes de démence, de confusion mentale ou de perte de discernement chez lui, risquant de placer le pays dans une situation de ‘‘péril imminent’’», écrit-il sur sa page Facebook.

 

Avant ces sorties médiatiques, d’autres personnalités et partis politiques ont déjà dénoncé «la vacance» du pouvoir. Le Parti des travailleurs a souvent désigné «l’entourage» du chef de l’Etat comme détenteur du pouvoir réel. Des doutes qui sont renforcés par la publication, la semaine dernière, d’une «instruction» attribuée au président de la République. Mais la note en question n’a jamais été confirmée par les médias officiels, habitués à relayer la parole présidentielle.

Algérie, émeute au sommet de l'état, الشغب في الجزء العلوي من الدولة

Publié le par Laïd Sahari

5947

Nourredine Boukrouh a commenté, ce jeudi, le recadrage sévère de Tebboune par le président Abdelaziz Bouteflika. L’ancien ministre et fondateur du PRA n’est pas rassuré par l’intervention du chef de l’État et pose des hypothèses inquiétantes.

D’abord, il s’interroge sur le rôle d’Ennahar TV, qui a hérité de la mission officielle d’information du public et d’orientation des esprits“, qui était, depuis l’indépendance, “dévolue à l’APS et, dans le domaine de la télévision, à l’ENTV.”

Pourquoi cette chaîne de statut étranger a-t-elle pris la place de l’agence officielle de presse et de la chaîne publique de télévision ? C’est un des mystères de la communication de l’État sous le quatrième mandat, lance Boukrouh, avant de revenir aux faits. Que nous a appris cette fois la source autorisée ? Qu’une émeute a éclaté au sommet de l’État et qu’on ne peut compter sur aucune police anti-émeutes pour restaurer l’ordre car l’émeutier en chef, selon des informations qu’il est interdit de chercher à vérifier, serait le chef de l’État lui-même“, écrit Boukrouh dans sa contribution intitulée émeute au sommet de l’État“, publiée sur sa page Facebook.

Pour lui, ce qui se passe entre Tebboune est Bouteflika est inédit.De mémoire d’Algérien indépendant (si les informations distillées par « Ennahartv » se confirment), on n’a jamais vu un président de la République se plaindre publiquement de son Premier ministre et pousser à l’émeute les membres de son équipe en leur enjoignant d’agir en s’affranchissant des directives issues d’un plan d’action adopté en conseil des ministres puis par le Parlement“, assure l’ancien ministre du Commerce.

Boukrouh pose des questions pratiques sur l’application des instructions du président Abdelaziz Bouteflika. Mais comment procéder dans la pratique pour mettre fin à l’anarchie supposée avoir été créée par le Premier ministre sans un coordinateur des actions des différents départements ministériels ? A-t-on désigné un intérimaire pour ce faire ? Ou bien les ministres vont-ils devoir improviser chacun de leur côté ?”

Pour lui, il aurait été plus indiqué de convoquer le Premier ministre ou de l’instruire par téléphone en attendant de le limoger le cas échéant sans ameuter l’univers, le Président a parlé de lui en public comme d’un délinquant qui ne tardera pas à être écroué.”

Nourredine Boukrouh pose ensuite des hypothèses inquiétantes et insiste sur le caractère inédit de la façon avec laquelle Tebboune a été recadré  par le Président de la République. Avec cet énième épisode fantasque du quatrième mandat, nous aurons franchi le mur du son. Avant, on n’entendait pas le « bang » assourdissant quand un Premier ministre remplaçait un autre ; tout se faisait en douceur, à la vitesse subsonique, voire celle des ultra-sons. Mais cette fois-ci, c’est vraiment le « big bang », la débandade générale et bientôt peut-être le sauve-qui-peut“, s’inquiète-t-il.

Si l’erreur de casting concernant Benaggoun a laissé les observateurs pantois, celle s’appliquant à Tebboune pose par les invraisemblances qui l’entourent un très grave problème, celui de l’exercice des pouvoirs présidentiels“, assène le fondateur du PRA, convaincu que Tebboune n’a rien d’un rebelle.

Car ce monsieur est un très ancien ami du Président ; il n’a pas un tempérament d’aventurier et n’est pas un gaffeur ; il est dans les rouages du pouvoir depuis des décennies et ne peut pas jouer ce qu’il lui reste à vivre à la roulette ; rappelons-nous aussi qu’il a été désigné il n’y a pas longtemps à l’Ordre national du mérite“, développe Boukrouh.

Faute de disposer d’informations fiables, Bouteflika prend la précaution d’utiliser le conditionnel au cas où les informations d’Ennahar TV seraient fausses.  Mais si c’est le cas, il pense que le Président souffre d’une déficience mentale“. “Si ce qui est imputé au président Abdelaziz Bouteflika par « Ennahartv » émane réellement de lui, cela voudrait dire que nous ne sommes plus en présence d’un homme affligé d’une défaillance physique mais aussi, depuis peu, d’une déficience mentale, affirme M. Boukrouh.

Dans ce cas,  la « destitution immédiate” du Président “s’imposerait alors comme une nécessité devant l’apparition de signes de démence, de confusion mentale ou de perte du discernement chez lui, risquant de placer le pays dans une situation de “péril imminent” ».

Boukrouh évoque ensuite le cas où c’est Saïd Bouteflika qui a agi, ce qui signifierait une “usurpation de pouvoir“. S’il n’émane pas de lui c’est donc de son frère comme dirait Jean de La Fontaine, mais cela rendrait les choses encore plus compliquées : cela signifierait une éclipse totale du président légal, la vacance de la fonction présidentielle et une usurpation de pouvoir.”

Pour lui, de quelque façon qu’on retourne le problème, on retombe toujours dans l’absurde, un absurde dérivant de l’absurdité du quatrième mandat. Qu’en sera-t-il d’un cinquième ?”

Algérie, l'Anglais, même le Bénin s'y met! dès l'école primaire !!!

Publié le par Laïd Sahari

5946

L’anglais s’installe dans les écoles francophones d’Afrique.

C’est décidé, le Bénin va à son tour introduire l’anglais au primaire dès la rentrée scolaire 2017-2018. Le pays veut arrimer l’école béninoise aux exigences mondiales, précise-t-on à Cotonou. La langue de Shakespeare est devenue incontournable sur le continent africain.

La phase pilote de l’introduction des cours d’anglais dans l’enseignement primaire au Bénin débutera dès septembre 2017 dans 216 écoles retenues sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit, explique-ton à Cotonou, de faire profiter le pays de toutes les opportunités, aussi bien sous-régionale, régionales que mondiales, vitales pour son développement.
 
Pourquoi l’anglais a la côte au primaire ?
Parce que son apprentissage à l’école secondaire  n’a pas été assez efficace. Les jeunes béninois qui terminent l’école secondaire ne sont pas en mesure de parler couramment la langue de Shakespeare. Il a donc fallu changer son fusil d’épaule.
 
«L’âge étant un facteur très important dans le processus d’acquisition d’une langue, il a été décidé d’introduire l’anglais au primaire dès la rentrée scolaire», indique les autorités béninoises citées par l’Agence Xinhua.
 
Le Bénin vient ainsi s’ajouter à la liste des pays africains francophones qui ont misé sur l’apprentissage de l’anglais pour s’ouvrir au monde.
 
Au cœur du pré-carré français ouest-africain
Le Rwanda a été parmi les premiers à prendre le virage de l’anglais en octobre 2008, dans la foulée de la rupture des relations diplomatiques entre Kigali et Paris. Pour expliquer sa décision, le président Paul Kagame, un anglophone formé en Ouganda, avait expliqué que ce changement visait à «donner la priorité à la langue qui rendra nos enfants plus compétents».
 
En septembre 2003, l’anglais a supplanté complètement le français en devenant la langue d’enseignement depuis le primaire jusqu’à l’université. De nombreux enseignants francophones incapables de s’adapter à la nouvelle donne ont dû rendre leurs tabliers.
 
L’introduction au forceps de l’anglais dans le système éducatif rwandais a fait tâche d’huile dans le pré-carré français en Afrique de l’Ouest. Dès 2012, le président gabonais, Ali Bongo, un des plus proches alliés de la France en Afrique, exprimait son souhait «de regarder de près, l’expérience rwandaise dans l’introduction du bilinguisme». L’objectif, là aussi, est de mieux préparer les jeunes Gabonais à la mondialisation. Pour qu’ils soient mieux armés en dehors de l’espace francophone.

 

«Mieux vaut parler angler en dehors de sa case»
Une démarche de plus en plus soutenue à travers le continent. Pour le chercheur burkinabè Mamadou Lamine Sanogo, l’expansion géographique de l’anglais en a fait une langue planétaire dont l’apprentissage s’impose en Afrique francophone.
 
«Si vous ne parlez pas anglais, il vaut mieux ne pas vous éloigner de la case de votre mère…Vous avez des anglophones dès que vous ouvrez la porte de votre case», conseille-t-il dans une tribune publié sur le site Faso.net.
 
Même l’administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Clément Duhaime, ne dit pas le contraire. Il reconnait qu’il s’agit d’un enjeu géopolitique extrêmement important pour les prochaines années.
 
«On ne peut pas reprocher à ces pays de faire le choix de donner à leurs jeunes générations un maximum d’atouts pour contribuer au développement de leurs pays. Et ça passe par l’apprentissage de plusieurs langues…C’est un choix d’ouverture sur le monde», a-t-il déclaré au micro de France Culture.
 
Un phénomène irréversible
En Afrique de l’Est, le Burundi a aussi choisi de suivre cette voie. Depuis août 2014, l’anglais est appelée à devenir langue officielle du pays, au même titre que le kirundi et le français. Et son enseignement sera dispensé dès la première année du primaire.
 
Le Burundi se défend d’adopter l’anglais pour exclure le français. Mais que ce soit à Bujumbura, à Kigali, à Libreville comme à Cotonou, l’arrivée en force de l’anglais dans l’enseignement primaire fera perdre sa place prépondérante à la langue de Molière. Un phénomène qui devrait s’accélérer dans les prochaines années

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